Pour l’ancien ambassadeur britannique à l'AIEA, les Etats-Unis pourraient rejoindre le PGAC après la défaite de Trump

Londres (IRNA)- L'ancien ambassadeur et représentant permanent britannique auprès de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Peter Jenkins, se référant à une défaite potentielle de Donald Trump aux prochaines élections présidentielles américaines, a déclaré que dans ce cas, il était possible que Washington rejoigne le Plan global d’action commun sur le nucléaire iranien de 2015 (PGAC) et lève de nombreuses sanctions contre l'Iran en vertu de l’accord multilatéral nucléaire de Vienne ». « Par conséquent, il est bon pour Téhéran de faire preuve de la patience et de la retenue », a-t-il insisté.

Dans une interview exclusive avec l’IRNA, Peter Jenkins a exprimé son point de vue sur les récentes évolutions liées au PGAC, l'adoption du projet de résolution proposé par la Troïka européenne consignataires de l’accord nucléaire (France, Royaume-Uni, Allemagne), au Conseil des gouverneurs, la réunion du Conseil de sécurité et les tentatives américaines pour prolonger l’embargo sur les armes contre l'Iran.

Soulignant que le retrait unilatéral américain du PGAC est « illégal », il a reconnu que l'Iran n'avait pas encore bénéficié des avantages économiques de l'accord.

Le diplomate britannique estime qu’ »abandonner le PGAC n’a pas profité aux États-Unis et que le pays a perdu son pouvoir de convaincre (Soft Power). »

Jenkins a qualifié d’ « inutile » la résolution proposée par la Troïka européenne (Londres, Paris et Berlin) au Conseil des gouverneurs de l'AIEA, ajoutant qu'il comprenait les préoccupations de l'Iran et qu’il revient à Téhéran de trouver un moyen de transmettre ses préoccupations à l'AIEA et aux autres parties à l’accord nucléaire de 2015.

Il a également déclaré que les États-Unis (Non-membre du PGAC) ne pouvaient pas s'attendre à ce qu’une résolution soit adoptée contre la levée de l’embargo sur les armes imposé à l'Iran au Conseil de sécurité des Nations Unies, et cela au nom de la résolution 2231 du Conseil de sécurité des Nations Unies qui endosse l’accord nucléaire, car cette résolution est contre la volonté de la Chine et de la Russie, membres signataire du Pacte international et les deux pays disposent d’un droit de veto au Conseil de sécurité des Nations Unies.

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