21 août 2020 à 17:13
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L'administration Trump sera «isolée et scandalisée» sur la scène mondiale, promet Zarif

Téhéran (IRNA) – Le Chef de la diplomatie iranienne évoquant les oppositions internationales affichées à la tentative illégale des États-Unis visant à réimposer des sanctions onusiennes à l'Iran a écrit sur son compte Instagram: « Une fois de plus, l'administration Trump finira par être isolée et scandalisée sur la scène mondiale. »

« Hier soir, Pompeo (secrétaire d'État américain) a activé, pense-t-il !, le mécanisme du retour des sanctions abrogées du Conseil de sécurité, mais parallèlement, l'Iran, ainsi que la Russie, la Chine, l'Union européenne, l'Allemagne, la France et la Grande-Bretagne, ont qualifié d’illégale, d’inefficace et de nulle, l’action de l'administration Trump », poste le très haut diplomate, Mohammad Javad Zarif, sur son compte Instragram, le vendredi 21 août.

Qualifiant de « sans précédent » cette situation (provoquée par les Américains) jamais connue dans l’histoire du Conseil de sécurité de l’ONU, le très haut diplomate iranien a ajouté : « Il est probable que certains autres membres du Conseil de sécurité adopteront aujourd'hui une position similaire contre (l’action américaine) et que l'administration Trump sera à nouveau isolée et scandalisée sur la scène mondiale.

Zarif a ajouté : « Nous avons brossé un bref tableau sur certaines raisons qui ont conduit à un tel consensus mondial contre l'administration Trump dans un texte de cinq pages joint à un rapport », présenté par Téhéran, au Président tournant du Conseil de sécurité, qui pointe du doigt les tentatives américaines de réimposer les sanctions de l'ONU contre l'Iran.

Aucun des parties restantes à l'accord de Vienne sur le nucléaire iranien de 2015 ou plan global d'action conjoint (PAGC) à savoir l’Allemagne, la Chine, la France, le Royaume-Uni et la Russie, ne considère cette procédure américaine à l’ONU comme efficace.

« Nous sommes convaincus que le Conseil de sécurité ne permettra pas aux États-Unis d’abuser de la résolution 2231 (qui endosse le PGAC) pour atteindre leur objectif controversé déclaré qui n’est autre que détruire cette résolution », a réagit Téhéran.               

Pour les commentateurs encore l’objectif de cette manœuvre trumpienne est simple : détruire ce qui reste de l’accord avant l’élection présidentielle de novembre.

L’ancien homme d’affaires américain qui prend possession en janvier 2017 de la Maison-Blanche, Donald Trump, a unilatéralement retiré les Etats-Unis de l’accord historique sur le nucléaire iranien, en 2018, qui avait été signé sous son prédécesseur démocrate, Barack Obama. Il s’est retrié dans le cadre de sa soi-disant campagne de pression maximale contre l’Iran qui a inhumainement nui à l’économie du pays et déclenché une série d’incidents en escalade au Moyen-Orient.

Le président américain Donald Trump ayant claqué la porte en 2018 de ce compromis historique international, la capacité de Washington à se prévaloir de ce statut est cependant contestée sur le plan juridique par la communauté internationale, y compris ses alliés européens.

Humilié et incapable d’obtenir à l’ONU un illégal prolongement illimité de l’embargo sur les armes contre l’Iran qui mettrait en péril l'acccord sur le nucléaire, Donald Trump promet une riposte qui embarrasse les autres signataires de l’accord multilatéral nucléaire.

Le chef de la diplomatie américaine, le désemparé Pompeo a remis jeudi soir (heure locale) en mains propres une lettre à l’ambassadeur indonésien Dian Triansyah Djani, qui préside ce mois-ci le Conseil de sécurité précisant que les Etats-Unis veut déclencher ce mécanisme de « snapback », au titre d’un des "participants" à l’accord de 2015 !

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