Jamais les Etats-Unis ne verront leurs désidératas « illégaux » remplis (Téhéran)

Téhéran (IRNA)-Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangère, Saïd Khatibzadeh, réagissant à la tentative de snapback américaine contre l’Iran, a déclaré : « Les États-Unis, dans un geste contraire aux règles et règlements du droit international et aux dispositions de la résolution 2231 (qui endosse l’accord international sur le nucléaire iranien de 2015), n'ont soumis qu'une «demande» à l'actuel président tournant du Conseil de sécurité. « Washington ne pourra jamais réaliser ses désidératas illégaux », a-t-il insisté.

Saïd Khatibzadeh, en réponse aux questions des journalistes sur les dernières évolutions liées aux actions illégales des États-Unis au Conseil de sécurité et les efforts de notre pays en riposte à ces manœuvres, s’est attardé avant tout sur les tentatives de certains médias mainstream étrangers qui cherchent à travers la couverture médiatique  de l’action infondée des Etats-Unis, visant à forcer un snapback des sanctions contre l’Iran, à suggérer au public une fausse idée.  

Le porte-parole du département d'Etat a ajouté : « Cette ligne éditoriale cherche à montrer que les résolutions et les sanctions levées de l’ONU ont été réactivées suite à une simple "demande" américaine, et que l'Iran sera sanctionné par le Conseil de sécurité de l'ONU. »

« Ce, alors que les États-Unis n'ont aucun statut légal pour une telle action. Et pourtant dans un geste contraire aux règles et règlements du droit international et aux dispositions de la résolution 2231 du CSNU, ils ont simplement soumis une «demande» au Président tournant du Conseil de sécurité », a renchéri le diplomate.

Le diplomate a poursuivi: « Suite à cette  "demande" l'autorité américaine a été rejetée par tous les membres du PGAC (Plan global d’action commun sur le nucléaire iranien de 2015) et les Etats-Unis se sont même isolés parmi leurs alliés au point que Washington a qualifié les trois pays européens (France, Allemagne, Royaume-Uni)  d' "alliés des Ayatollahs d'Iran ".

La diplomatie iranienne évoquant ce vendredi 21 août les oppositions internationales affichées à la tentative illégale des États-Unis visant à réimposer des sanctions onusiennes à l'Iran a déclaré qu’ « une fois de plus, l'administration Trump finira par être isolée et scandalisée sur la scène mondiale. »

Aucun des parties restantes à l'accord de Vienne sur le nucléaire iranien de 2015 ou plan global d'action conjoint (PAGC) à savoir l’Allemagne, la Chine, la France, le Royaume-Uni et la Russie, ne considère cette procédure américaine à l’ONU comme efficace.

« Nous sommes convaincus que le Conseil de sécurité ne permettra pas aux États-Unis d’abuser de la résolution 2231 (qui endosse le PGAC) pour atteindre leur objectif controversé déclaré qui n’est autre que détruire cette résolution », a réagit Téhéran.               

Pour les commentateurs encore l’objectif de cette manœuvre trumpienne est simple : détruire ce qui reste de l’accord avant l’élection présidentielle de novembre.

L’ancien homme d’affaires américain qui prend possession en janvier 2017 de la Maison-Blanche, Donald Trump, a unilatéralement retiré les Etats-Unis de l’accord historique sur le nucléaire iranien, en 2018, qui avait été signé sous son prédécesseur démocrate, Barack Obama. Il s’est retrié dans le cadre de sa soi-disant campagne de pression maximale contre l’Iran qui a inhumainement nui à l’économie du pays et déclenché une série d’incidents en escalade au Moyen-Orient.

Le président américain Donald Trump ayant claqué la porte en 2018 de ce compromis historique international, la capacité de Washington à se prévaloir de ce statut est cependant contestée sur le plan juridique par la communauté internationale, y compris ses alliés européens.

Humilié et incapable d’obtenir à l’ONU un illégal prolongement illimité de l’embargo sur les armes contre l’Iran qui mettrait en péril l'acccord sur le nucléaire, Donald Trump promet une riposte qui embarrasse les autres signataires de l’accord multilatéral nucléaire.

Le chef de la diplomatie américaine, le désemparé Pompeo a remis jeudi soir (heure locale) en mains propres une lettre à l’ambassadeur indonésien Dian Triansyah Djani, qui préside ce mois-ci le Conseil de sécurité précisant que les Etats-Unis veut déclencher ce mécanisme de « snapback », au titre d’un des "participants" à l’accord de 2015 !

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