22 août 2020 à 01:47
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Menace contre le PGAC : l’Iran promet une réponse «proportionnelle»

New York (IRNA) - Le représentant permanent de l'Iran auprès des Nations Unies, Majid Takht Ravanchi, réagissant aux menaces dressées contre le Plan global d’action commun sur le nucléaire iranien de 2015 (PGAC) et la résolution 2231 de l’ONU qui l’endosse a déclaré que l'Iran allait entreprendre la mise en œuvre des réponses « symétriques et proportionnelles » à ces manœuvres, dont l'une serait « le retour à la conception antérieure du réacteur d'Arak ».

Le diplomate iranien a tenu ces propos lors d’un entretien avec l'Association de contrôle des armements de Washington et en réponse à une question sur les options envisageables de Téhéran pour réduire (en riposte au désengagement américain et à l’échec des Européens à appliquer l’accord sur le nucléaire afin de soutenir les intérêts économiques iraniens) ses obligations au titre du Plan global d’action commun sur le nucléaire (PGAC). 

Il a ajouté: « Le retrait des États-Unis du PGAC en mai 2018 est une grave violation de leurs obligations prévues par le droit international, car l’accord nucléaire fait partie de la résolution 2231 de l'ONU. » 

Le représentant permanent de l'Iran auprès des Nations Unies a poursuivi: « La résolution 2231 du Conseil de sécurité endosse le PGAC, et elle a été adoptée à l'unanimité par tous les membres de l'organe exécutif de l'ONU. Cela veut dire que toute la communauté internationale est derrière cette résolution. »

Takhtravanchi a ajouté que la décision américaine était contraire au droit international et aux obligations internationales américaines. « Après le retrait unilatéral des États-Unis du PGAC, l'Iran a attendu (vainement), près d'un an adoptant une politique de « patience stratégique », pour voir ce que les autres membres signataires pourraient faire pour qu’il puisse bénéficier des avantages économiques escomptés », rappelle le diplomate.

Un an après le retrait unilatéral de Donald Trump de l'accord nucléaire, les pays européens signataires de l'accord, malgré la mise en place du mécanisme INSTEX (canal financier du commerce avec l'Iran), n'ont pratiquement pas pu tenir leurs engagements envers l'Iran au-delà des proclamations et de la rhétorique.

Le déséquilibre entre les engagements et les intérêts de l'Iran a conduit Téhéran à réduire légalement ses actions nucléaires volontaires dans le cadre du PGAC un an après le retrait de Donald Trump de l'accord multilatéral. 

Sans fermer la porte au dialogue Téhéran réitère que ses décisions liées à la réduction de ses engagements seront immédiatement «réversibles», si les Européens parviennent à sauver l’accord historique multilatéral de 2015 et ses bénéfices pour l’Iran. 
 

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