Journée internationale des victimes de disparition forcée : la nécessité d'une attention mondiale sur le sort de l'Imam Moussa Sadr

Téhéran - IRNA - A l'occasion de la Journée internationale des victimes de disparition forcée, qui coïncide avec le quarante-deuxième anniversaire de la disparition de l'Imam Moussa Sadr, philosophe et dirigeant religieux chiite irano-libanais, le secrétaire général de l'ONU a appelé la communauté internationale à renouveler son engagement à éradiquer le crime de «disparition forcée».

Quarante-deux ans se sont écoulés depuis la disparition de l'imam Moussa Sadr, un chef religieux bien connu d'origine chiite libanaise, né dans la ville de Qom en Iran le 15 mars 1928 et porté disparu le 31 août 1978 lors d'une visite officielle en Libye. Des efforts sont en cours pour déterminer le sort de cette éminente personnalité religieuse et politique.

« La douleur des disparitions forcées dans le passé n'a pas encore été oubliée », a déclaré hier (30 août) Antonio Guterres, Secrétaire général de l'Organisation, à l'occasion de la Journée internationale des victimes de « disparitions forcées ». « Le sort de milliers de personnes disparues est encore inconnu, et leurs proches vivent à tout moment en souvenir de ce crime », a-t-il déploré.

En 1978, la situation du Liban n'étant pas favorable, il entreprend une série de visites officielles dans plusieurs pays arabes (Syrie, Jordanie, Arabie saoudite et Algérie) pour jouer son rôle de médiation et aider le pays à résoudre sa crise. Il arrive en Libye le 25 août 1978, à la suite d'une invitation officielle, en compagnie de deux proches collaborateurs. Il y est vu pour la dernière fois le 31 août 1978 et il disparaît en même temps que ses deux compagnons.

Hier, à l'occasion de l'anniversaire de la disparition de l'Imam Moussa Sadr, le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Saeed Khatibzadeh, a souligné les efforts de l'appareil diplomatique dans le cas de l'Imam.

La disparition de l'Imam Musa Sadr est l'une des questions importantes que la République islamique d'Iran a toujours suivie ces dernières années et continuera de rester à l'ordre du jour jusqu'à ce qu'une conclusion soit atteinte et que la vérité soit clarifiée.

Le bureau du mouvement Amal (Espoir) libanais (fondé en 1976 par l'imam Moussa Sadr), à Téhéran, a également publié une déclaration lundi 31 août, annonçant que l'imam était toujours en détention et en attente de libération. Il a appelé tous les pays musulmans et la communauté internationale à continuer de poursuivre son affaire.

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