15 sept. 2020 à 21:48
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Iran : un plan d'urgence présenté au parlement pour contrer les actions hostiles US

Téhéran (IRNA)- Le chef de la Commission parlementaire pour la Sécurité nationale de la République islamique d'Iran, Mojtaba Zol-Nouri, faisant part de la présentation, ce mardi, d'un projet de loi d'urgence au Parlement pour faire face aux actions hostiles des États-Unis, a déclaré: "Nous avons remis un plan, au caractère de triple urgence, au Parlement, pour préparer une réponse «symétrique», telle la levée des restrictions imposées à l'Iran par l'accord nucléaire de 2015, si les Etats-Unis usent du "Snapback" des sanctions contre notre pays."

Faisant référence, le mardi 15 septembre, aux récentes allégations du Secrétaire d'Etat américain, Mike Pompeo selon lesquelles les États-Unis et l'Europe tentent d'activer le mécanisme de "Snapback" des anciennes sanctions onusiennes contre l'Iran, Mojtaba Zol-Nouri a déclaré : " Les déclarations des responsables américains n'ont aucune base légale et, étant donné le mécanisme prévu dans l'accord nucléaire de 2015 (Plan global d'action commun sur le nucléaire iranien (PGAC)), ils ne peuvent pas le faire", rapporte l'IRNA depuis le Parlement iranien. 
Le chef de la Commission de la Sécurité nationale et de la Politique étrangère du Parlement a ajouté : "S'ils veulent prendre des mesures pour forcer le retour des sanctions et étendre les restrictions contre l'Iran, la République islamique ne restera pas les bras croisés."
Cette autorité parlementaire a déclaré que par le biais d'un projet de loi au caractère de "triple urgence", Téhéran se réserve le droit de répondre de manière" symétrique", à une réimposition unilatérale des sanctions de l'ONU sur l'Iran. 
Le président américain Donald Trump cherche à recourir à un moyen de riposte controversé pour réimposer de façon unilatérale des sanctions de l'ONU sur Téhéran (levées en vertu du PGAC), après le rejet par le Conseil de sécurité d'une résolution américaine visant à prolonger l'embargo sur les armes en Iran.
Washington qui s'est retrié unilatéralement de l'accord historique multilatéral nucléaire violant la résolution de 2231 du Conseil de Sécurité qui endosse le Pacte, a lancé une procédure à l’ONU en vue d’un rétablissement des sanctions internationales contre l’Iran dont la légalité est très contestée, et cela unanimement, au sein du Conseil de sécurité.
Le « Snapback », est un mécanisme prévu dans le cadre de l’accord de 2015 – connu sous le nom de JCPoA (Joint Comprehensive Plan of Action). Celui-ci prévoyait un retour quasi automatique des sanctions onusiennes au cas où l’Iran n’aurait pas honoré ses engagements. 
Les commentateurs et les détracteurs du Locataire de la Maison-Blanche, soupçonnent l'administration Trump de vouloir parvenir avant l'élection présidentielle américaine de novembre à cette réimposition controversée des sanctions de l'ONU, au risque de plonger le Conseil de Sécurité dans l'une des pires crises diplomatiques de son histoire.
Réagissant à ces manouvres provocatrices et controversées, même les alliés européens de Washington se sont tous abstenus au vote refusant de jouer le jeu américain.
"En cherchant à torpiller définitivement l’accord de 2015 sur le nucléaire iranien, l’actuelle administration américaine menace d’anéantir ce qui reste du multilatéralisme et du droit international, affirme, dans une tribune au « Monde », le ministre des affaires étrangères de la République islamique d’Iran, Mohammad Javad Zarif avant d'insister que "autoriser les Etats-Unis à détruire définitivement l’accord sur le nucléaire iranien serait retourner à la loi de la jungle". 

En juillet 2015, l’Iran, les Etats-Unis (sous Barack Obama), la Russie, la Chine, la France, le Royaume-Uni et l’Allemagne ont signé cet accord historique pour répondre à toutes les préoccupations concernant le caractère exclusivement pacifique du  programme nucléaire de l'Iran, tout en libérant le peuple iranien de sanctions inhumaines et injustes.
En réaction au retrait unilatéral des Etats-Unis l'année dernière de l’accord multilatéral nucléaire et l’incapacité des Européens parties au Pacte (France, Allemagne, Royaume-Uni) à tenir tête aux Etats-Unis et à honorer leurs engagements vis-à-vis de l’Iran, Téhéran a commencé, après un an de « patience stratégique à rompre, au titre du texte, en mai avec certaines  restrictions imposées par le PAGC sur son programme civil nucléaire. En fixant des délias de 60 jours et des étapes pour une réduction de ses engagements au titre de l'accord, Téhéran espérait aider l'Europe à sortir de sa torpeur et à sauver l’accord historique nucléaire mais rien de tel ne s'est produit.
Tout en saluant les efforts déployés par l'Europe dans le domaine politique, Téhéran critique sévèrement l'inaction des Européens envers leurs engagements économiques après le retrait unilatéral des Etats-Unis du PGAC et la réimposition des sanctions illégales trumpiennes à l’Iran.
 

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