21 sept. 2020 à 21:46
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Contrer le comportement destructeur US, «la seule voie» de protéger le multilatéralisme (OIEA)

Londres (IRNA) - Le chef de l'Organisation de l'énergie atomique de la République islamique d'Iran (OIEA), Ali Abkar Salehi, faisant référence aux tentatives du gouvernement américain pour détruire le Plan global d’action commun sur le nucléaire iranien de 2015 (PGAC), considéré comme l'une des réalisations importantes du multilatéralisme, dans le cadre du Traité de non-prolifération nucléaire, a déclaré que « le seul moyen de protéger le multilatéralisme est de mettre fin au comportement destructeur des États-Unis. »

S'exprimant en visioconférence à l'adresse de l’Assemblée générale de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Ali Akbar Salehi a déclaré lundi 21 septembre que l'Iran était prêt à travailler avec la communauté internationale pour placer la diplomatie et le multilatéralisme au centre des relations internationales, a rapporté l'IRNA lundi.

Déplorant « des conditions « totalement graves et sans précédent » causées par la maladie de Coronavirus, Ali Akbar Salehi a ajouté : « Au milieu d'une telle situation sombre et douloureuse, jamais vue, dont presque tous les membres de l'AIEA ont été victimes d'une manière ou d'une autre, la communauté internationale ne peut assister à la rupture d'une autre manifestation du multilatéralisme, à savoir la structure des Nations Unies. »

S’attardant sur les échecs consécutifs dans l’enceinte onusienne de Washington et de l’administration unilatéraliste de Trump qui cherchait à rétablir les sanctions (Snapaback) contre l’Iran et à prolonger l’embargo sur les armes, qui prend fin le 18 octobre 2020, et sur la position unanime du Conseil de sécurité qui a voté à une écrasante majorité contre la demande unilatérale américaine, Ali Akbar Salehi a qualifié de « véritable richesse » cette approche professionnelle, impartiale, et indépendante, de l’ONU basée sur la diplomatie multilatérale, et qui doit, a-t-il précisé, être préservée.

Dans une autre partie de son discours, le Vice-Président de notre pays a déclaré: « Ici à Vienne, l'AIEA et la République islamique d'Iran ont fait preuve d'une vigilance maximale en ce qui concerne leurs intérêts à long terme. »

Ils ont constaté que ces intérêts ne pouvaient être assurés que grâce à une coopération mutuelle, qui est loin de toute influence étrangère.

Il revient à l'Agence de démontrer sa détermination pour l'impartialité, l'indépendance et le professionnalisme

Plus loin dans ses propos, Ali Akbar Salehi, a brossé un tableau détaillé sur la situation actuelle dans la quelle se trouve le PGAC et  a déclaré: « Je voudrais dire que, bien qu'il y ait encore un large consensus au sein de la communauté internationale sur le fait que l’accord international sur le nucléaire de 2015 devrait être préservé, en tant qu’un véritable tournant dans l'histoire du multilatéralisme et une réalisation importante sur plan de la diplomatie, mais le PGAC se trouve dans une quasi-impasse et cela en raison du retrait illégal des États-Unis qui empêchent par leurs pressions et chantages, d’autres cosignataires et la communauté internationale à honorer leurs engagements envers l’Iran.

La troïka européenne doit remplir pleinement et efficacement ses obligations

Le vice-président iranien a exhorté à cette occasion la troïka européenne à s’acquitter pleinement et efficacement de ses obligations liées à l’accord multilatéral nucléaire.

« Cet accord n'est maintenu que lorsque ses dispositions sont mises en œuvre de manière équilibrée par toutes les parties prenantes. L'Iran n'avait d'autre choix que d'adopter une approche consistant à réduire progressivement ses obligations et à mettre en œuvre les articles 26 et 36 du PGAC pour ne pas être la seule partie qui le respecte (sans bénéficier des avantages économiques escomptés) et pour rétablir l'équilibre perdu de l'accord », a-t-il expliqué.

Les actes subversifs doivent être condamnés par l'Agence et les États membres

Il a ajouté : « Alors que la responsabilité de la sûreté et de la sécurité nucléaires incombe entièrement aux États membres, l'Iran croit fermement que ces domaines devraient être renforcés et promus par une coopération entre les pays. »

Lire aussi: L’Iran met en garde contre les «actes de sabotage» sur ses installations nucléaires

Le chef de l'OIEA a ajouté : « Récemment, de nouvelles menaces ont été observées de la part de parties malveillantes. À cet égard, je me réfère à la récente explosion de l’installation nucléaire de Chahid Ahmadi Rochan (sur le site de Natanz), qui, comme annoncé précédemment, était le résultat d’un acte de sabotage. »

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