L'Iran convoque l'ambassadeur d'Italie pour protester contre le «comportement anti-humain» du Canada

Téhéran (IRNA)- L’Iran a convoqué l’ambassadeur d’Italie, dont le pays représente les intérêts du Canada en République islamique, pour protester contre l’approche anti-humaine du gouvernement canadien et sa position hypocrite vis-à-vis des droits civils et consulaires des ressortissants iraniens résidant dans le pays.

Lors d’une réunion avec l’émissaire italien mardi, le directeur général pour les Amériques du ministère iranien des Affaires étrangères a déclaré que plus de 400 000 résidents iraniens du Canada avaient été privés de services consulaires ces dernières années.

Il a ajouté que malgré les relations diplomatiques entre l'Iran et le Canada qui ont été rompues en 2012, les ressortissants iraniens doivent jouir de leurs droits civils et bénéficier des services consulaires.

Le responsable iranien a souligné que le manque d’attention du gouvernement canadien aux demandes de Téhéran d’ouvrir un bureau consulaire ou une section d’intérêts n’est pas acceptable et va à l’encontre des revendications des droits de la personne d’Ottawa.

Il a déclaré que le gouvernement canadien a également transformé le pays en un «refuge sûr» pour ceux qui ont des accusations économiques et financières et évite sa responsabilité de poursuivre, d'arrêter et d'extrader des criminels tels que Mahmoud Reza Khavari, un ancien banquier iranien, qui a fui au Canada en suite à une fraude financière de 2,6 milliards de dollars et y vit maintenant comme des citoyens ordinaires.

Il a ajouté que Khavari figurait sur la liste de la notice rouge d’Interpol et que le gouvernement canadien était obligé de coopérer avec l’Organisation internationale de police criminelle pour enquêter sur l’affaire et l’extrader vers l’Iran.

Khavari a été condamné à 30 ans de prison et Interpol a émis un mandat d'arrêt contre lui en décembre 2017.

Le représentant du ministère iranien des Affaires étrangères a en outre averti l'envoyé italien que si le Canada maintenait son comportement actuel, sa compétence en tant que défenseur des droits de l'homme serait remise en question.

Les médias canadiens ont rapporté en septembre 2019 qu'Ottawa avait offert quelque 30 millions de dollars d'actifs iraniens aux victimes d'attaques terroristes dans lesquelles l'Iran est accusé d'être impliqué. Téhéran nie cette accusation.

Les victimes ont reçu leur part de l'argent gagné grâce à la vente de deux immeubles appartenant à des Iraniens à Ottawa et à Toronto, selon un document déposé à la Cour supérieure de justice de l'Ontario en août.

La précieuse propriété d'Ottawa, vendue 26,5 millions de dollars, a été utilisée comme centre culturel iranien, et le bâtiment de Toronto, vendu pour 1,85 million de dollars, a servi de centre d'études iraniennes.

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