20 nov. 2020 à 22:29
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Désengagement du PGAC : l’Iran dénonce la fuite en avant du trio européen

Téhéran (IRNA)- La diplomatie iranienne dénonçant par la voix de son porte-parole la position irresponsable de trois pays européens (France, Royaume-Uni, Allemagne) signataires de l’accord multilatéral nucléaire de 2015, a déclaré : « On s’attend à ce que le trio européen agisse dans le plein respect de leurs obligations et des approbations de la Commission mixte, liées au Plan global d’action commun sur le nucléaire (PGAC), et qu’il revienne à la pleine mise en œuvre du Pacte, au lieu de mener une politique de fuite en avant ».

Saïd Khatibzadeh a tenu ces propos vendredi 20 novembre, en réaction à une déclaration des trois pays européens, la Grande-Bretagne, l'Allemagne et la France, co-signataires  du PGAC,  sur la coopération de la République islamique d'Iran avec l'Agence internationale de l'énergie atomique. Condamnant ces positions irresponsables il a déclaré: « Il incombe au trio européen d’agir plutôt dans le plein respect de leurs obligations et des approbations de la Commission mixte, liées au PGAC, et de revenir à la pleine mise en œuvre de l’accord nucléaire multilatéral, au lieu de mener une politique de fuite en avant ».

« Les activités atomiques à des fins pacifiques et civiles de la République islamique d'Iran s'inscrivent complètement dans le cadre du droit international et sont absolument légales et légitimes et se poursuivent conformément aux droits inaliénables et intrinsèques de tout un pays », ajoute le diplomate.

S’attardant sur les engagements européens liés au PGAC, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères a déclaré : « Suite au retrait unilatéral des États-Unis du PGAC et la réimposition des sanctions et en réaction aux promesses manquées européennes de concrétiser les avantages économiques escomptés de cet accord international pour l'Iran qui devrait bénéficier de la levée des sanctions (prévue dans le Pacte multilatéral), la République islamique a pris des contre-mesures conformément aux articles 26 et 36 du PGAC. Ces contre-mesures sont pleinement conformes à l’Accord », soutient le diplomate.

« Ces contre-mesures sont réversibles si les autres parties appliquent pleinement le PGAC et honorent leurs engagements », conclut le porte-parole de la diplomatie iranienne.

Les contre-mesures prises par l’Iran visaient à créer un équilibre entre ses droits reconnus et ses engagements, dans le but de forcer les autres signataires à mettre en œuvre l’accord et à « respecter les droits de l’Iran ».

L’Iran a d’abord réagi en faisant preuve d’une « patience stratégique », en demandant aux autres Etats parties d’agir pour garantir les intérêts économiques des Iraniens prévus dans le PGAC.

Mais débordé des belles promesses non tenues de ses partenaires européens, Téhéran a annoncé s’affranchir progressivement de ses engagements pris à Vienne, manière de sauver l’Accord historique en agoni suite au retrait des Etats-Unis du Président milliardaire US et l’échec des Européens de concrétiser le Pacte.

L'Iran a tenu ces mots en réaction à une récente déclaration de l'E3 exhortant Téhéran à respecter toutes ses obligations au regard du PGAC, ainsi que le traité de non-prolifération.

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