13 janv. 2021, 15:32
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Le mutisme des tribunaux internationaux face aux crimes du terrorisme d'État américain

Téhéran (IRNA) – Trente-trois ans se sont écoulés depuis le massacre des femmes et des enfants dans la ville de Sardasht à l'ouest d'Iran. Cette attaque a été menée par le régime de Saddam, mais avec le plein soutien de l'Occident et des États-Unis, et maintenant ceux qui ont délivré les permis et les installations pour l'attaque chimique de Saddam contre le peuple iranien affirment que l'Iran a violé la Convention sur l'interdiction des armes chimiques!

Alors que les preuves claires et les documents onusiens montrent le soutien financier et logistique de l'Occident et des États-Unis au régime de Saddam au cours de la guerre imposée (1980-1988) contre l'Iran et l'utilisation d'armes chimiques par le régime Baath pour massacrer des femmes et des enfants sans défense à Sardasht, le ministre des Affaires étrangères du même pays dont le gouvernement a donné le feu vert au régime de Saddam pour commettre ce crime horrible contre l'humanité, accuse l'Iran, lui-même victime des armes chimiques, de violer la Convention sur l'interdiction des armes chimiques!

Le pays qui possède le plus grand arsenal nucléaire du monde; le pays qui est le seul à avoir utilisé des armes nucléaires contre les humains lors des catastrophes d'Hiroshima et de Nagasaki; le pays qui a passé des années à mener des guerres sans fin et inégales, utilisant des armes non conventionnelles pour tuer des innocents civils en Afghanistan et en Irak le pays qui a assassiné des personnalités de renommée mondiale dans la lutte contre le terrorisme, comme le général Soleimani, accuse le pays qui est lui-même victime des attaques chimiques et du terrorisme d'état.

La rencontre entre Saddam et Rumsfeld (envoyé spécial du président Reagan) en 1983

À cause du silence de la communauté internationale et des instances de la justice mondiale, tous ces crimes sont clos et maintenant l'une des plus grandes victimes des armes chimiques au monde est accusée par des fausses allégations d'avoir violé les règles d'interdiction de cette arme non conventionnelle de la destruction massive.

Le mutisme des tribunaux internationaux face aux crimes américains contre l'humanité et au terrorisme d'État de la Maison-Blanche, est une honte dont le monde souffre aujourd'hui.

Cette fausse accusation a été adressée par Mike Pompeo, le chef de la diplomatie américaine qui est le principal opposant à la proposition de l'Iran de créer un Moyen-Orient exempt d'armes nucléaires et de d'arme de destruction de masse.

Mikhail Ulyanov, représentant permanent de la Russie auprès des organisations internationales à Vienne a démenti l'affirmation du secrétaire d'État américain Mike Pompeo selon laquelle l'Iran a utilisé des armes chimiques, soulignant que le pays lui-même est victime d'armes chimiques.

"Tous les membres de la communauté internationale et moi-même pensons que l'Iran a été victime de l'utilisation d'armes chimiques par Saddam.", a ajouté ce diplomate russe.

Le régime baath de Saddam a utilisé des armes chimiques, y compris du gaz moutarde, au cours de la guerre imposée contre l'Iran entre 1980 et 1988. Les organisations internationales, dont les Nations Unies et l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques, ont reconnu à plusieurs reprises que l'Iran est l'une des plus grandes victimes de l'utilisation d'armes chimiques.

L'un des engagements internationaux les plus graves violés par le régime de Saddam et ses alliés américains est l'engagement d'interdire l'utilisation des armes chimiques. À cet égard, l'un des documents les plus importants directement liés aux armes chimiques est le Protocole de Genève de 1925 sur l'interdiction de l'utilisation de gaz toxiques, de gaz suffocants et d'autres gaz dans les guerres. À la suite de la fondation des Nations Unies en 1945 et de l'utilisation généralisée des armes chimiques par les Américains pendant la guerre du Vietnam, le Comité des 18 nations sur le désarmement (ENDC), le Comité du désarmement (CCD) et le Comité du désarmement de Genève ont été chargés d’examiner les différentes dimensions de cette question.

Le 5 décembre 1966, l'Assemblée générale des Nations Unies a adopté des résolutions déclarant les armes de destruction massive comme une menace pour l'humanité. La Convention sur les armes chimiques (BWC) a été ratifiée en 1972 et est entrée en vigueur en 1975. En 1993 également, une convention a été adoptée à Paris pour Interdire la fabrication, le stockage et l'emploi des armes chimiques et de leur destruction.

La République islamique d'Iran a également adhéré à cette convention en 1997 avec l'approbation de l'Assemblée islamique.

Les États-Unis ont tué des centaines de milliers d'innocents à Hiroshima et Nagasaki au Japon, et maintenant commettent encore (directement ou indirectement) des crimes contre l'humanité en Irak, en Afghanistan, au Yémen, en Syrie, etc. Mais au lieu de répondre aux nations du monde, accusent des autres pays par des fausses diffamations sur l'utilisation des armes chimiques.

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