La décision «imprudente» de l'UE de sanctionner le ministre syrien ne fait qu'entraver le processus de paix (l’Iran)

Téhéran (IRNA)- L’Iran a critiqué la décision «imprudente et non constructive» de l’Union européenne d’ajouter le ministre syrien des Affaires étrangères récemment nommé Faisal al-Mekdad à sa liste noire des sanctions, affirmant que cela ne faisait que faire obstacle au processus de paix dans ce pays ravagé par la guerre.

La décision de l'UE contre Mekdad intensifierait la situation critique en Syrie et compliquerait davantage le règlement politique de la crise dans le pays touché par la guerre, a déclaré samedi le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères Saeed Khatibzadeh.

«Un acte aussi abominable ne fera qu'entraîner de nouvelles divergences et une augmentation conséquente de la méfiance entre Bruxelles et Damas», a-t-il déclaré, ajoutant: «Dans les circonstances où la crise syrienne a besoin d’une solution politique, inscrire le ministre des Affaires étrangères du pays sur la liste noire, en tant que responsable de la politique étrangère, n’est rien d’autre que l’obstruction du processus de paix».

Khatibzadeh a vivement exhorté l’UE à revoir sa décision, en particulier à un moment où le bloc était censé condamner les récentes attaques et agressions du régime israélien contre la Syrie qui violaient la souveraineté nationale et l’intégrité territoriale du pays arabe.

L'UE devrait également exprimer sa ferme opposition aux sanctions américaines injustes contre le peuple syrien, a-t-il souligné.

Vendredi, le Conseil européen a annoncé dans un communiqué sa décision, qui comprend une interdiction de voyager et un gel des avoirs, contre le haut diplomate syrien devenu ministre des Affaires étrangères en novembre, peu après le décès de son prédécesseur Walid al-Muallem.

L'UE a imposé plusieurs séries de sanctions contre la Syrie, dont la première date de mai 2011. Elles comprennent des interdictions de voyager, des gels d'avoirs et des mesures visant des opérations telles que les importations de pétrole, certains investissements ainsi que le transfert de technologie.

Les sanctions font l'objet d'un examen annuel.

La dernière décision de l'UE vendredi contre Damas porte à 289 le nombre total de Syriens visés par une interdiction de voyager et un gel des avoirs. Soixante-dix entités du pays arabe font également l'objet d'un gel des avoirs par l'institution européenne.

Les États-Unis, pour leur part, ont imposé des séries de sanctions paralysantes contre la Syrie. Certaines parties des sanctions ont été imposées en vertu de la soi-disant loi César, une loi américaine qui prétend soutenir le peuple syrien en le protégeant contre le mode de gouvernance de l’administration syrienne.

Damas a répété à maintes reprises que les États-Unis et leurs alliés avaient défié les appels du chef de l'ONU et du Conseil des droits de l'homme de l'ONU pour la levée de ces mesures restrictives, en particulier au moment de la pandémie de COVID-19.

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