L'Iran salue le rejet par le tribunal de l'ONU des objections américaines dans une affaire de sanctions

Téhéran (IRNA)- Le ministre des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif salue une décision provisoire de la plus haute juridiction des Nations Unies rejetant l’affirmation de Washington selon laquelle le tribunal n’a pas compétence pour juger un procès intenté par Téhéran contre des sanctions américaines illégales.

«Une autre victoire juridique pour l'Iran», a tweeté Zarif mercredi, ajoutant que la Cour internationale de Justice (CIJ)  «a rejeté toutes les exceptions préliminaires américaines dans l'affaire introduite par l'Iran au sujet de sanctions américaines illégales.»

Le tribunal a rendu sa décision plus tôt dans la journée, réfutant à l'unanimité plusieurs des objections liées à la compétence soulevées par les États-Unis. Concernant le reste des objections, Washington n'a réussi à obtenir qu'un seul vote favorable contre 15 votes négatifs.

Zarif a décrit la décision rendue mercredi par le tribunal comme «une autre victoire juridique de l’Iran après l’ordonnance du 3 octobre 18» de la CIJ.

«L'Iran a toujours pleinement respecté le droit international. Il est grand temps que les États-Unis respectent leurs obligations internationales », a conclu Zarif.

Annonçant la décision de la CIJ, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Saeed Khatibzadeh a déclaré que la décision contre les objections des États-Unis avait contribué à faire avancer le procès de l’Iran. Désormais, le traitement de l’affaire par le tribunal entrerait dans une nouvelle étape, a-t-il ajouté.

Dans le cadre de cette nouvelle étape, a-t-il ajouté, le tribunal pourrait également se pencher sur le refus de Washington jusqu'à présent de tenir compte de sa décision du 3 octobre 2018 lui demandant de suspendre les sanctions.

Le porte-parole, quant à lui, a déclaré que la décision de mercredi marquait «la justesse des demandes de l’Iran».

Téhéran a déposé une plainte contre les États-Unis auprès de la CIJ il y a trois ans, lorsque l'ancien président Donald Trump a retiré les États-Unis de l'accord nucléaire historique de 2015 et rétabli les sanctions, affirmant que Washington avait violé le traité d'amitié et de relations économiques signé par les deux pays en 1955.

Trump avait abandonné l'accord malgré sa nature multilatérale et le fait qu'il ait été approuvé en tant que résolution du Conseil de sécurité de l'ONU.

L'Iran a intenté le procès devant la CIJ en 2018, protestant fermement contre le caractère strictement illégal du retrait de Washington de l'accord, officiellement connu sous le nom de Plan d'action global conjoint (JCPOA).

En octobre de cette année-là, la République islamique a remporté sa première victoire contre les États-Unis dans cette affaire après que la CIJ eut décidé que Washington devait suspendre ses sanctions sur les produits vitaux et les pièces d'avion jusqu'à ce que le tribunal ait rendu sa décision finale.

Passant à l’action contre la campagne juridique de l’Iran, les États-Unis ont fait valoir que la CIJ n’était pas en mesure de statuer en la matière puisque Washington s’était retiré de la juridiction obligatoire de la cour en 1986.

La CIJ, cependant, se considère légitime d’agir contre les préférences d’un État donné, étant donné la nature de l’affaire.

Les États-Unis avaient également soutenu que le secrétaire d’État de Trump, Mike Pompeo, avait annulé un traité d’amitié entre Washington et l’ancien régime monarchique iranien, empêchant ainsi Téhéran de porter plainte.

Téhéran, cependant, a rappelé à la cour qu'elle avait lancé le procès avant que Pompeo ne prenne la mesure contre le traité.

Le successeur de Trump, Joe Biden, a exprimé sa volonté de ramener les États-Unis à l'accord nucléaire.

L’Iran affirme que le retour potentiel des États-Unis au JCPOA ne pourrait être significatif quesi Washington supprimait toutes les sanctions oppressives qu’il a imposées à la nation iranienne.

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