17 févr. 2021 à 17:30
Journalist ID: 2395
Code d'info: 84233421
0 Persons
L'Iran, la Russie et la Turquie reprennent les pourparlers de paix sur la Syrie à Sotchi

Téhéran (IRNA)- L'Iran, la Russie et la Turquie ont lancé un nouveau cycle de négociations au format Astana entre des délégués du gouvernement syrien et des représentants de groupes d'opposition parrainés par l'étranger, des mois après que les pourparlers de paix intra-syriens ont été annulés au milieu de la pandémie de coronavirus.

La 15e réunion d'experts de haut niveau des trois pays garants du processus de paix syrien a débuté mardi à Sotchi, ville balnéaire de la mer Noire, en Russie, en présence d'une délégation de l'ONU.

La réunion internationale de deux jours traiterait de questions telles que le Comité constitutionnel syrien, la souveraineté du gouvernement de Damas sur l’ensemble des territoires syriens, la reconstruction des zones ravagées par la guerre, le retour des réfugiés syriens, l’échange de prisonniers ainsi que les moyens de contrer les sanctions américaines et occidentales.

Les pourparlers sont connus sous le nom de processus d’Astana, car la capitale du Kazakhstan, Nur-Sultan, anciennement Astana, accueillait à l’origine les réunions.

Les pourparlers d'Astana ont abouti à deux accords.

Un premier accord a été signé dans la capitale du Kazakhstan, prévoyant la création de zones de désescalade à travers la Syrie, y compris dans certaines parties d'Idlib.

Le second qui a eu lieu à Sotchi a permis à Ankara de faire venir un petit nombre de forces pour occuper les postes d'observation afin de renforcer la désescalade.

Bien que les deux accords aient contribué à réduire considérablement les combats en Syrie, le conflit n'est pas entièrement terminé, en grande partie en raison de l'échec de la Turquie à séparer les terroristes de ce qu'elle appelle les groupes d'opposition «modérés» à Idlib et l’envoi par Ankara de milliers de soldats et de matériel militaire lourd dans la province syrienne pour soutenir les militants.

«L’Iran, la Russie et la Turquie sont déterminés à renforcer la coopération dans le cadre du format Astana afin d’établir et de préserver la paix et la stabilité en Syrie», a déclaré l’ambassadeur d’Iran à Moscou, Kazem Jalali.

L'envoyé spécial de la Russie pour la Syrie, Alexander Lavrentiev, a également déclaré que les participants aux pourparlers de paix syriens à Sotchi envisageaient des moyens de contrer les conséquences néfastes des sanctions unilatérales américaines et occidentales contre la Syrie.

«La Syrie traverse actuellement un grave isolement politique et économique, ce qui rend difficile le processus de négociation sur un pied d’égalité. Par conséquent, nous discutons des mécanismes pour faire face aux sanctions des États-Unis et des États occidentaux contre la Syrie », a-t-il déclaré.

Les États-Unis refusent l’invitation de la Russie à assister à la réunion de Sotchi

En plus, les États-Unis ont décliné l’invitation de la Russie à envoyer un représentant à la réunion.

«La Russie a envoyé une invitation aux États-Unis à participer aux pourparlers de Sotchi, mais Washington a rejeté l'offre», a noté Lavrentiev.

La Russie met l'accent sur la coopération Téhéran-Moscou pour résoudre la crise syrienne

Par ailleurs, la délégation iranienne à la réunion de Sotchi, dirigée par Ali Asghar Khaji, assistant principal du ministre iranien des Affaires étrangères pour les affaires politiques, a rencontré un certain nombre de délégations en marge des pourparlers de paix en Syrie.

Lors d'une réunion avec des délégués russes, Khaji les a informés de sa récente visite à Damas, et a souligné la nécessité de lutter contre le terrorisme en Syrie et d'aider à faire avancer le processus politique du pays dans le cadre du Comité constitutionnel.

Lavrentiev, pour sa part, a souligné la nécessité d'une coopération et d'une coordination accrues entre Téhéran et Moscou pour résoudre le conflit syrien.

L'Iran exprime son soutien à l'envoyé spécial de l'ONU pour la Syrie

La délégation iranienne a également rencontré des représentants de l'ONU, dirigés par l'Envoyé spécial des Nations Unies pour la Syrie, Geir Pedersen.

Au cours de la réunion, les deux parties ont discuté en détail du processus politique syrien et souligné la nécessité du travail du Comité constitutionnel dans la nation arabe ravagée par le conflit.

Khaji a souligné le soutien de l’Iran au règlement politique de la crise syrienne et à la poursuite des activités du Comité constitutionnel, et a exprimé le solide soutien de la République islamique à l’envoyé spécial des Nations Unies pour la Syrie.

Pederson, pour sa part, a apprécié le rôle de soutien de l’Iran et a souligné la nécessité de la confiance entre les parties syriennes et les acteurs internationaux, ainsi que la nécessité d’une approche globale pour résoudre la crise syrienne.

L'Iran et la Turquie insistent pour qu'il n'y ait pas de solution militaire à la crise syrienne

En outre, les délégations iranienne et turque ont insisté sur le fait qu'il ne pouvait y avoir de solution militaire au conflit syrien.

Les deux parties ont discuté de la dernière situation sur le terrain, y compris des développements dans la province nord d'Idlib ainsi que du processus politique en Syrie, en mettant l'accent sur le travail du Comité constitutionnel.

Les délégués iranien et turc ont également souligné qu'il ne pouvait y avoir de solution militaire au conflit syrien, appelant à un règlement politique.

Votre commentaire

You are replying to: .
9 + 9 =