30 mars 2021 à 11:14
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Yazd, la perle du désert

Téhéran (IRNA) - La ville historique de Yazd, située au bord du désert central d'Iran, est toujours l'une des destinations idéales pour les touristes étrangers. En visitant Yazd, vous allez découvrir de nombreux monuments historiques, une gastronomie variée et un accueil chaleureux de la part des habitants sympathiques de cette ville dont l'Ancienne Cité est déjà inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO. Cet article présente les caractéristiques du quartier de l'Ancienne Cité de Yazd.

Fondée il y a plus de 3000 ans sous l’empire mède, Yazd est connue chez les iranologues plutôt pour sa forte identité sassanide. Cette ville compte aujourd'hui parmi les plus belles villes d'Iran. Elle se situe à 700 kilomètres au sud-ouest de Téhéran. Yazd se trouve au sud du Dasht-e Kavir. Placée sur les anciennes routes caravanières qui reliaient les grandes villes de Perse à l’Asie Centrale, à l’Inde et à l’Irak, Yazd était un carrefour commercial important du commerce de la soie et des tapis.

Le Comité du patrimoine mondial de l’UNESCO, réuni à Cracovie en Pologne en 2017, a enregistré, la ville historique de Yazd sur la liste du patrimoine mondial.

La ville de Yazd s’étend au cœur des déserts iraniens, non loin des routes des épices et de la soie. Elle est le témoignage vivant de l’utilisation intelligente des ressources disponibles limitées nécessaires à la survie dans le désert. L’eau est acheminée jusque dans la ville par un système de qanats.

Yazd est un éminent exemple d’établissement humain traditionnel représentatif de l’interaction de l’homme avec la nature dans un environnement désertique qui résulte de l’utilisation optimale et de la gestion avisée des ressources limitées disponibles dans un lieu si aride, grâce au système de qanats et à l’utilisation de la terre dans la construction d’édifices avec des cours intérieures abaissées et des espaces en sous-sol. Outre la création d’un agréable microclimat, cet usage requiert une somme minimale de matériaux qui est une source d’inspiration pour la nouvelle architecture confrontée aux défis actuels de la durabilité.

Chaque quartier de Yazd est édifié sur un qanat et possède un centre communal. Les bâtiments sont construits en terre. La terre est utilisée comme matériau dans la construction des murs et des toitures, pour l’édification de voûtes et de dômes. Les maisons disposent de cours intérieures abaissées qui desservent des espaces en sous-sol. Les tours à vent, les cours intérieures et les épais murs en terre créent un agréable microclimat.

Les passages en partie couverts forment avec les rues, les places publiques et les cours intérieures un tissu urbain d’une qualité appréciable. 

Yazd compte aujourd’hui de multiples et excellents exemples d’architecture traditionnelle du désert avec un ensemble de résidences allant de modestes demeures à de très vastes édifices richement décorés. Outre la grande mosquée et le bazar qui sont en très bon état, chaque quartier de la cité historique présente encore toutes ses spécificités comme les citernes d’eau, les hammams, les tekiehs, les mosquées, les mausolées, etc.. Dans la ville, il y a encore beaucoup de rues et de venelles qui sont dans leur état d’origine, ainsi que de nombreux sabats, passages tout ou partie couverts et surmontés d’une série d’arcs entrecroisés pour se protéger du soleil. La ligne d’horizon de la ville ponctuée par les tours à vent, les minarets et les dômes des monuments et des mosquées offre un magnifique panorama visible de loin, de l’intérieur comme de l’extérieur de la ville historique.

Elle en conserve aujourd’hui la trace dans ses quartiers traditionnels, le système de qanats, les maisons anciennes, les bazars, les hammams, les citernes d’eau, les mosquées, les synagogues, les temples zoroastriens et le jardin historique de Dolat-abad. Trois religions y coexistent en bonne entente : l’islam, le judaïsme et le zoroastrisme.

La ville historique de Yazd témoigne d’un mode de construction remarquablement élaboré dans son architecture en terre et l’adaptation des modes de vie à un milieu hostile depuis plusieurs millénaires. Yazd est associée à la continuité des traditions qui couvrent l’organisation sociale. Parmi elles figurent le waqf (dotation) mis au service d’édifices publics tels que les citernes d’eau, les mosquées, les hammams, qanats et autres, ainsi que les traditions artisanales et commerciales développées sur le plan immatériel et multiculturel, qui font de cette cité l’une des plus riches au monde de par l’ensemble de son bâti en terre, qualité propice à la création d’un microclimat respectueux de l’environnement.

Elle illustre la diversité des cultures liées aux différentes religions reconnues dans la ville, comme l’islam, le judaïsme et le zoroastrisme, dont la pratique en bonne entente perdure encore aujourd’hui, et elle offre un mélange d’édifices allant des maisons, aux mosquées, temples de feu, synagogues, mausolées, hammams, citernes d’eau, madrasas, bazars, etc., comme cela transparaît dans leurs festivités et leurs métiers traditionnels.

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