Organisation de coopération de Shanghai, le grand potentiel économique de l'Est

Téhéran (IRNA) - L'Organisation de coopération de Shanghai (OCS), dont le 20e sommet est prévu jeudi au Tadjikistan, est une organisation intergouvernementale fondée en 2001 par les dirigeants de la Chine, de la Russie, du Kazakhstan, du Kirghizistan, du Tadjikistan et de l'Ouzbékistan dans le but d’assurer les rapports de force à empêcher l'expansion de l'influence des Etats-Unis et de l’Otan dans la région.

L'Organisation de coopération de Shanghai comprend actuellement huit membres principaux à savoir : la Chine, la Russie, le Kirghizistan, le Kazakhstan, le Tadjikistan, l'Ouzbékistan, l'Inde et le Pakistan et la République islamique d'Iran, avec les trois pays que sont la Mongolie, la Biélorussie et l'Afghanistan, sont les membres observateurs de cette organisation.

Il compte également plusieurs partenaires de dialogue, dont notamment la République d'Azerbaïdjan, la République d'Arménie, le Royaume de Cambodge, la République fédérale démocratique de Népal, la République de Turquie et la République sociale-démocrate de Sri Lanka.

Les principaux objectifs de l'Organisation de coopération de Shanghai sont de renforcer la confiance mutuelle et le bon voisinage entre les pays membres, de promouvoir leur coopération efficace dans les domaines politique, commercial, économique, technologique, culturel et de la recherche. A cela s’ajoute des coopérations éducative, énergétique, des transports, touristique et la protection de l'environnement.

L’OCS exige un effort conjoint visant à maintenir et garantir la paix, la sécurité et la stabilité dans la région et à progresser vers l'établissement d'un nouvel ordre politique et économique international démocratique, juste et rationnel.

Elle symbolise sur plan intérieur un nouveau type de relations entre États basé selon sur la confiance et l’intérêt mutuels, l’égalité, le principe de consultation, le respect de la diversité des civilisations et le développement commun .

Pour ses fondateurs et ses membres, au regard des relations internationales, l’OCS propose un modèle alternatif au système d’alliance dominé par les Occidentaux.

Ce, alors que sa politique étrangère est conforme aux principes de non-alignement, de non-ciblage des autres pays et d'ouverture.

Le Conseil des chefs d'État (CSH) est la plus haute instance décisionnelle de l'OCS. Il se réunit une fois par an pour prendre des décisions et donner des instructions sur toutes les questions importantes concernant l'activité de l'OCS.

Ainsi les chefs des États membres se réunissent une fois par an pour discuter de la stratégie de coopération multilatérale de l'organisation et des domaines prioritaires, des questions économiques importantes et d'autres coopérations en cours, ainsi que de l'approbation du budget annuel de l'organisation. Le russe et le chinois sont les langues de travail officielles de l'OCS.

En plus des sessions du très haut niveau, il existe également des mécanismes de réunions au niveau des présidents de parlement, des secrétaires des conseils de sécurité, des ministres des Affaires étrangères, des ministres de la défense, des secours d'urgence, de l'économie, des transports, de la culture, de l'éducation, de la santé, des chefs des services répressifs, des cours suprêmes et des cours d'arbitrage et des procureurs généraux.

Le Conseil des coordonnateurs nationaux des États membres de l'OCS (CNC) est chargé de coordonner l'interaction dans le cadre de l'OCS.

L'Organisation dispose de deux organes permanents : le Secrétariat à Pékin (Chine) et la Structure régionale antiterroriste (RATS) à Tachkent.

Le secrétaire général de l'OCS et le directeur du comité exécutif de la RATS sont nommés par le CSS pour une période de trois ans. Depuis le 1er janvier 2016, ces postes sont respectivement occupés par Rashid Alimov (Tadjikistan) et Evgeniy Sisoev (Russie).

L’OCS est relativement jeune et en pleine croissance. Cependant, malgré sa courte durée de vie, elle s'est imposée comme un contrepoids aux États-Unis et à l'OTAN en Asie centrale, ouvrant la voie à l'organisme régional pour jouer un rôle similaire à celui de l'OTAN pour l’Occident.

 Avec 20% des réserves mondiales de pétrole et 50 pour cent de ses réserves de gaz, elle a le potentiel de devenir l'un des plus grands pôles économiques et énergétiques internationaux au cours des prochaines décennies, gérant et contrôlant une grande partie de l'énergie mondiale.

Bien que la mondialisation soit apparue au cours des dernières décennies comme une tendance majeure dans les relations internationales et continue d'approfondir les relations entre les pays et les régions du monde, la régionalisation est également apparue comme une autre tendance fondamentale dans le développement de l'ordre mondial. Dans la région eurasienne, l'Organisation de coopération de Shanghai est l'un des exemples les plus marquants de cette combinaison hybride et nouvelle de partenariat régional intercontinental.

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