20 sept. 2021, 19:30
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Une rencontre attendue ce lundi entre les ministres iranien et britannique des A.E. (Londres)

Londres (IRNA)- Le ministère britannique des Affaires étrangères a publié lundi un communiqué annonçant la rencontre de la nouvelle ministre des Affaires étrangères Liz Truss avec son homologue iranien, Hossein Amir Abdollahian, ce lundi en marge de l'Assemblée générale des Nations Unies à New York.

Selon l’IRNA, le communiqué, dont une copie a été publiée sur le site du ministère britannique des Affaires étrangères, indique que Liz Truss envisage d’insister sur la proposition américaine de lever les sanctions contre l'Iran en échange de la pleine mise en œuvre des engagements de Téhéran liés au Plan global d’action conjoint sur le nucléaire de 2015 (PGAC, JCPOA selon son acronyme anglais).

Le communiqué ajoute : « Elle exhortera l'Iran à reprendre les pourparlers de Vienne sur (la relance de) l'accord nucléaire et à revenir à ses obligations liées au pacte, ce qui sera dans l'intérêt de toutes les parties ».

L'accord nucléaire entre l'Iran et les 5+1 (Chine, Russie, Etats-Unis, France, Royaume-Unis+Allemagne) et l'Union européenne a été signé en 2015 et ratifié par la résolution 2231 du Conseil de sécurité de l'ONU. Mais en mai 2018, Donald Trump a mis fin unilatéralement à la participation des États-Unis à cet accord et imposé un terrorisme économique dans le but d'exercer une « pression maximale » sur le peuple iranien.

Un an après le retrait unilatéral américain de l'accord sur le nucléaire l'Iran a annoncé la suspension de certains engagements, au titre même du PGAC, et a donné de différents délais aux autres signataires pour respecter leurs promesses au regard des sanctions extrarégionales de Washington.

L’Iran a lancé un ultimatum aux pays restant parties à ce pacte (Allemagne, Chine, France, Grande-Bretagne et Russie) pour rendre opérationnels leurs engagements en particulier dans les secteurs pétrolier et bancaire visés spécialement par l’ancien Président milliardaire américain, sous peine de voir Téhéran renoncer à appliquer d'autres de ses engagements, comme l’avait prévu le PGAC en cas de la transgression et du manque de respect par d'autres parties du Pacte. 

Le ministre iranien des Affaires étrangères Hossein Amir-Abdollahian a précédemment déclaré à la partie britannique que le 13e gouvernement dirigé par la Président Ebrahim Raïssi, s’occupe des consultations internes sur la manière d’agir envers les pourparlers de Vienne sur la relance du PGAC.  « Le gouvernement iranien est pourtant pour des pourparlers qui ont des résultats tangibles et garantissent les droits et les intérêts du peuple iranien », a insiste le très haut diplomate iranien .

Lors d'une conversation téléphonique avec madame Truss, il a souligné l'importance de prendre des mesures concrètes, par le gouvernement britannique, pour renforcer la confiance dans les relations irano-britanniques afin de favoriser le terrain pour résoudre certains problèmes qui sapent les liens Téhéran-Londres.

 « La République islamique d’Iran réserve un accueil chaleureux aux actions constructives et pratiques de la Grande-Bretagne dans les domaines qui font l’objet de litige », a souligné le Chef de la diplomatie iranienne. 

Liz Truss a remplacé Dominique Robb au ministère britannique des Affaires étrangères la semaine dernière. Selon un communiqué des Affaires étrangères britanniques, elle rencontrera Amir Abdollahian pour appeler à un renouveau des relations entre les deux pays.

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