Agir pour les droits de l’homme : l’Iran répond aux prétendus défenseurs européens « insolents »

Téhéran (IRNA) – « Si le mécanisme des sanctions contre les violateurs des droits du peuple iranien est mis en œuvre, certains gouvernements européens perdront leur crédibilité, car de nombreux responsables européens ont joué un rôle clé dans la violation des droits de la nation iranienne - y compris le droit à la vie, à la santé, à l'éducation et au développement - en imposant des sanctions cruelles et illégales contre l'Iran », déplore vendredi le Secrétaire du Haut Conseil iranien pour les droits de l'homme et le Chef adjoint du Pouvoir judicaire, Ali Baqeri Kani, en réaction à une déclaration partiale et partielle avancée hier par le Parlement européen contre ce qu'il appelle les «violations des droits de l'homme» en Iran.

Cette autorité judiciaire iranienne chargée des affaires internationale, a critiqué le Parlement européen pour avoir adopté une résolution anti-iranienne au nom de prétendues «violations des droits de l'homme» en Iran, affirmant que ceux qui ont contribué à la mort de dizaines d'enfants iraniens en bloquant leur accès aux médicaments ne sont pas en mesure de se poser en défenseurs des droits humains.

Ali Baqeri Kani, qui dirige le Haut Conseil des droits de l'homme de la Justice iranienne, a condamné vendredi la résolution politisée européenne adoptée la veille, sur les récentes détentions et exécutions de certains criminels binationaux munis de passeports européens, pour des condamnations allant de l'espionnage au meurtre et à la grande corruption.

« Ceux qui empêchent des enfants innocents d'accéder aux médicaments n’ont même pas le droit de parler des droits des animaux ! », rétorque encore le Secrétaire du Haut Conseil iranien pour les droits de l'homme.

Faisant référence aux tentatives systématiques et ciblées des pays européens, complices des Etats-Unis dans leur terrorisme économique qui privent les Iraniens des médicaments et des matériels médicaux vitaux, et qui empêchent « délibérément » les enfants iraniens malades d'accéder aux  traitements efficaces, Ali Baqeri Kani a ajouté: « Les Européens qui sont pointés du doigt pour avoir provoqué la mort des dizaines d'enfants iraniens malades, n'ont pas le droit de se poser comme défenseurs des droits de l’homme. »

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Se référant toujours à cette résolution appelant à la mise en œuvre d’un mécanisme de sanctions contre « les violateurs des droits de l'homme du peuple iranien » et son effet boomerang, Ali Baqeri Kani a précisé : « Si le mécanisme de sanctions (avancé par le Parlement européen)  est activé, certains gouvernements européens perdront leur crédibilité car de nombreuses autorités européennes ont joué un rôle clé dans la violation des droits de la nation iranienne - y compris le droit à la vie, à la santé, à l'éducation et au développement - en imposant des sanctions cruelles et illégales contre cette nation ».

Cette autorité judicaire tout en dénonçant la position insolente du Parlement européen qui soutient des criminels en raison de la possession de passeports de pays européens et qui va jusqu’à appeler le Pouvoir judiciaire d'un pays souverain à violer la justice uniquement parce que le criminel a la citoyenneté d'un pays européen, ajoute : « Les Européens ont poussé l’insolence et l’impudence jusqu’à donner la nationalité suédoise à un criminel en détention! qui, en plus de l'espionnage, a joué un rôle actif dans l'assassinat de scientifiques nucléaires iraniens»

« Que les Européens sachent que l'une des raisons de la Révolution islamique était l'acceptation de la capitulation par leur mercenaire inféodé (le roi marionnette Pahlavi) au pouvoir en Iran qui obéissait aux ordres de ses maîtres. »

« Donc s'ils pensent pouvoir réclamer, sous couvert d’une pseudo espèce de double nationalité, de rançon, au nom des détenteurs de passeports européens, ils doivent savoir que la Justice de la République islamique d’Iran ne tolérera pas la moindre atteinte au grand idéal de la nation iranienne, à savoir : le rejet de la domination étrangère ».

La loi de la capitulation, était un privilège humiliant et colonial accordé aux gouvernements étrangers sous certains rois dont la dernière en date était celui donné aux Américains sous le règne de Mohammad Reza Chah (dernier roi du régime despotique Pahlavi), lui étant à la Solde de Washington. Cette humiliation avait disparu à tout jamais de l’histoire de l’Iran le 14 mai 1979.

S’attardant enfin et surtout sur le fait que la question des droits de l’homme ne doit pas devenir un prétexte pour s'ingérer dans les affaires intérieures des États ni être utilisé à des fins politiques par certaines parties qui pleurent à chaudes larmes de crocodile pour les droits humains alors que leurs mains sont tâchées du sang des innocents, cette autorité judicaire iranienne, toujours en réaction à cette résolution du parlement européen, a indiqué: « On appelle cela de la tromperie moderne quand on empêche les patients parmi lesquels les enfants innocents d'avoir accès aux médicaments, tout en versant des larmes de crocodile pour la punition d’un criminel ayant été reconnue coupable d'une faute qualifiée de crime capital. »

«En prenant en otage la santé et les moyens de subsistance d’une nation dans le but d’imposer leurs velléités illégitimes, les Européens ont établi un nouveau record de barbarie moderne», dénonce encore le Secrétaire du Haut Conseil iranien pour les droits de l'homme et le Chef adjoint du Pouvoir judicaire, Ali Baqeri Kani.

Baqeri Kani en réponse également à l’appel des Européens pour qu’un rapporteur spécial sur les droits de l’homme soit admis à Téhéran a déclaré : «Pour inspecter les violations des droits de l’homme, il n’est pas nécessaire de se rendre à Téhéran. Il suffirait de marcher dans les couloirs du Parlement européen pour voir les terroristes qui ont sur la main le sang de 17 000 citoyens iraniens innocents. Il faisait référence au soutien sans faille de l’Europe à l’Organisation des Moudjahiddines-e-Khalq (OMK), un groupuscule terroriste très honni par le peuple iranien. L'Europe a longtemps servi de refuge pour les terroristes sanguinaires de l'OMK, leur favorisant l’occasion pour orchestrer des attaques terroristes depuis l’étranger contre l’Iran.

Le responsable iranien a également lancé un avertissement sévère aux Européens sur la menace de sanctions mentionnée dans la résolution.

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