Institut de Chicago rend à l’Iran ses tablettes achéménides (Officiel)

Téhéran, 7 mai, IRNA- Convaincu grâce aux efforts de suivi continus de l’Iran, l’Institut d’études orientalistes de Chicago, s’est dit prêt à rendre les tablettes achéménides iraniennes à Téhéran, annonce, mardi, le Directeur adjoint du patrimoine national, Mohammad Hassan Talebiyan.

Mohammad Hassan Talebian, se référant aux efforts de rapatriement des tablettes achéménides depuis les États-Unis vers l’Iran, a déclaré que le processus d’envoi des tablettes en sol achéménides, qui remontent à l’époque de Darius 1er, soit 500 ans avant Jésus Christ, a été lancé il y a longtemps et reste toujours en cours.

« Des autorisations ont été émises de la part de la Trésorerie américaine, pour rendre à l’Iran
1 780 tablettes achéménides », a déclaré cette autorité iranienne.

Le rapatriement de ces tablettes qui remontent à l'époque de Darius 1er, soit 500 ans avant Jésus Christ, a été évoqué au cours de la visite en 2013 du Président iranien Rohani à New York.

Prêtées, il y a 70 ans à l'institut oriental de Chicago pour des études scientifiques, les tablettes y sont restées sur l'ordre des autorités culturelles américaines, en dépit de plusieurs décennies d'actions en justice et de protestation de l'Iran.

En 2006, les avocats de 9 juifs américains, accusant l’Iran, au nom des allégations sans fondement et illusoires, d’être impliqué dans une explosion survenue en 1997 dans la ville sainte de Qods et ont porté plainte auprès d’un tribunal à Chicago réclamant l’indemnisation des victimes de l’incident.
Ils ont réussi grâce à un verdict inexpert d’un tribunal américain de saisir ces tablettes historiques ultra-précieuses.

En condamnant l’Iran par contumace, les plaintifs avaient demandé à acquérir le verdict pour vendre les biens historiques de l’Iran auprès des institutions américaines afin d’indemniser ceux qu'ils appellent « les victimes du terrorisme ».

Contestant le verdict, l'Iran défend que les tablettes achéménides font parties de ses biens culturelles et ne peuvent pas être considéré comme un objet de commerce et en conséquence ne peuvent non plus être le sujet de saisie.
Mais suite aux poursuites judiciaires des avocats et des représentants compétents iraniens, la cour d’appel des États-Unis a fini par rendre un dernier verdict, déclarant illégale la vente des tablettes achéménides pour dédommager « les victimes du terrorisme ».


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