24 nov. 2020 à 06:12
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Kish ouvre les bras aux projets futuristes

« Villes du futur » est un mot-valise qui se fait de plus en plus entendre ces jours-ci parmi les experts, les cadres supérieurs et les planificateurs exécutifs.

Mais quelle est l'importance de ce projet de villes futuristes et quelles en sont les caractéristiques ? Quelle est la différence entre les villes actuelles et celles de demain et de quels potentiels et capacités leurs habitants bénéficieront-ils ?

À cet égard, on dit que si le XXe siècle était un siècle d'états-nations, le XXIe siècle sera celui des villes.

La ville du futur est un thème proche de la « smart city » ou la ville intelligente et ne sera pas réalisable sans lancer des infrastructures intelligentes.

Ainsi, ces dernières années, on assiste à une compétition entre les pays du monde pour créer des villes développées, durables et pratiques, dont on en trouve des exemples aux États-Unis, en Chine, au Japon, en Corée du Sud, à Singapour, aux Émirats arabes unis et dans plusieurs autres pays.

En effet, de nombreuses villes dans le monde connaissent aujourd'hui une croissance asymétrique due aux évolutions démographiques, aux déplacements de population et à la migration, ainsi qu’à la production et à la consommation de masse.

Cette situation a provoqué de nombreux défis à savoir : Le réchauffement climatique, la dégradation de l'environnement, la dépendance aux sources d'énergie non renouvelables, la pollution de l'air et de l'eau, les embouteillages, le faible accès aux services enfin l'émergence de la marginalisation sociale et de la croissance de la pauvreté, auxquels il faut s’attaquer d’urgence.

Notre cher Iran, pour mille et une raisons, peut et doit être parmi les pionniers dans la création de villes futuristes, et cela en fonction de ses caractéristiques culturelles et identitaires. On s’attend à ce que dans les décennies à venir, l’Iran, au lieu d'être un pays influencé, figure parmi les plus influents au monde.

Ce mouvement a déjà été lancé en Iran grâce à la perspicacité et la croissance scientifique indéniable dont fait preuve notre pays et l’article que vous êtes en train de lire a pour objectif de mettre l’accent sur l’impératif de l’accélération de ce processus et de la convergence à cette fin de tous les éléments influents liés à cette écorégion.

Mais la question qui se pose c’est par où commencer ? Quelle région de l’Iran est plus douée pour mener ce super projet ? Enfin où est le point précis de départ ?

En posant ces questions, nous envisageons de donner une bonne nouvelle à notre cher peuple et de dire que la ville de Kish est le point de consensus national pour la concrétisation d’un projet du ville futuriste en Iran dans les décennies à venir.

Forte détermination, unité managériale, secteur privé compétent, abondance d'énergie propre et renouvelable comme le soleil et la mer, situation stratégique, environnement à part en un mot la création de toutes les infrastructures nécessaires à cette fin, plus l'installation de réseaux de fibre optique pour activer le réseau de cinquième génération (5G), une condition de base pour la réalisation de cités intelligentes, a fait de Kish (au sud de l’Iran) une ville plus tournée vers l'avenir et plus ambitieuse pour mettre en œuvre de tels projets futuristes.

Les villes intelligentes sont vertes et aiment l'environnement plus que toute autre grande ville d'aujourd'hui. Il est à noter qu'actuellement, le taux le plus élevé d'utilisation du vélo par rapport à la population du pays, appartient à la ville de Kish, et cette île, en plus d'avoir la plus grande piste cyclable du Moyen-Orient, est un endroit qui donne la priorité aux piétons.

La combinaison de nouvelles technologies telles que l'intelligence artificielle et des objets connectés avec la couverture de cette nouvelle génération de réseau mobile 5G, peut apporter des milliers de nouvelles réalisations, dont le transport intelligent.

C’est un grand plaisir de dire que cette nouvelle approche a été adoptée pour la première fois à Kish en vertu  de la signature d’un mémorandum d'accord entre le Vice-président pour la Science et la Technologie, le ministère des Communications, le Centre de la Technologie Spatiale et des Transports intelligents et l'Organisation de la zone franche de Kish.

Il est intéressant de noter qu'une étude récente de l'Université de Harvard sur les facteurs influençant la réduction de la pauvreté a montré que le temps passé à se déplacer plus que tout autre facteur, comme le taux de criminalité ou l'accès à de bonnes écoles, peut sortir les gens de la pauvreté. Cette recherche dit : Là où marcher ou utiliser les transports en commun est le moyen le plus rapide, aucun citoyen ne se sentira pauvre parce qu'il n'a pas de voiture.

Aujourd'hui, Kish se soucie plus que jamais et plus que toute autre région de l'innovation et de l'entrepreneuriat et le lancement d'un grand centre d'innovation pour soutenir les sociétés (startups) basées sur le savoir fait partie de ces mesures qui portera  ses fruits dans les années à venir.

Toujours à cette fin, le projet du lancement de la cité de nouvelles technologies au service d'autres accélérateurs et entreprises technologiques et entrepreneurs, l'interaction avec toutes les grandes universités prestigieuses du pays pour avoir une présence différente à Kish, la conception d'une université internationale avec la participation de prestigieuses universités étrangères et nationales, la mise en place d'industries créatives ou d'industries douces et d'autres mesures fondées sur la connaissance est à l'ordre du jour manière de former un pôle scientifique reliant la modernisation et l'innovation dans cette région d’or située au nord du golfe Persique et pour qu’elle devienne un lieu de prospérité humaine et une plate-forme pour les exportations de services et des produits basés sur la connaissance.

* Président du conseil d'administration et directeur général de l'organisation de la zone libre de Kish

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