L'unilatéralisme américain « mine » l'ONU (Mission iranienne)

« L'unilatéralisme américain mine les Nations Unies », a prévenu le représentant permanent de l'Iran auprès des Nations Unies, Majid Takht Ravanchi, en réponse aux allégations avancées par les autorités américaines qui incitent au déclanchement d’un « snapback » illégal des sanctions contre l’Iran.

« L'humiliation du droit international par les États-Unis a atteint son paroxysme », a écrit vendredi 29 août Majid Takhtorvanchi dans un message Twitter avant de pointer du doigt l’administration américaine qui a voilé l’accord multilatéral sur le nucléaire iranien (PGAC) et la résolution 2231 du Conseil de sécurité de l'ONU.

Il a ajouté que les États-Unis interprétaient faussement la résolution 2 231 de l’ONU et cela délibérément. « Ils (les Américains) sont allés jusqu’à menacer les membres des Nations Unies et leurs plus proches alliés pour leur position unanime contre le langage de force américaine. », déplore le diplomate.

Le représentant permanent de l'Iran auprès des Nations Unies a mis en garde contre la poursuit de l'unilatéralisme américain qui risque de saper les Nations Unies et qui représente une menace pour l’autorité du Conseil de sécurité.

« Les États-Unis ont déclenché le processus de 30 jours pour rétablir quasiment toutes les sanctions de l'ONU contre l'Iran après que le Conseil de sécurité n'a pas rempli sa mission de maintenir la paix et la sécurité internationales. Ces sanctions reprendront le 20 septembre à minuit GMT », a tweeté Pompeo.

Son tweet fait suite à un nouvel échec américain au sein de l’ONU et à l’opposition écrasante de 13 membres du Conseil de sécurité à la tentative illégale américaine de déclencher un retour des sanctions de l'ONU contre l'Iran vendredi.

Les membres ont qualifié de « nulle » la décision de Washington.

Le processus de restauration des sanctions est une réaction au rejet par le Conseil de sécurité de la tentative illégale des États-Unis du 14 août, de prolonger un embargo sur les armes contre l’Iran au-delà de son expiration en octobre, en vertu du Plan global d’action commun sur le nucléaire iranien (PGAC).

Le président du Conseil de sécurité de l’ONU, Dian Triansyah Djani, a déjà rejeté les tentatives américaines visant à réimposer les sanctions de l’ONU contre l’Iran en vertu des dispositions de l’accord du PGAC, notant un manque de consensus parmi les 15 membres du Conseil – dont 13 ont souligné que Washington n’était plus signataire à l’accord (après le trait unilatéral de Donald Trump du Pacte international) et n’est donc pas qualifié pour en appliquer une partie.

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