Double standard occidental: Liberté d'expression ou l’hypocrisie systématique? S’interroge Zarif

Téhéran (IRNA)- Le ministre des Affaires étrangères de la République islamique d'Iran, réagissant dans un tweet, émis ce mercredi matin, contre les caricatures blasphématoires du noble prophète de l’Islam (PSL) rééditées par l’hebdomadaire satirique français Charlie Hebdo, a fustigé le double standard de l’Occident envers les valeurs sacrées religieuses et se demande : «S’agit-il de la liberté d'expression ou de l'hypocrisie institutionnalisée? »

« Liberté d'expression? Ou hypocrisie institutionnalisée ? L'incitation à la violence et à la haine contre 1,8 milliard de musulmans alimentée par la diffamation sur la base de clichés et par la profanation du Livre sacré des Musulmans et de leur prophète est toujours encouragée », déplore le très haut diplomate iranien, dans son tweet, émis ce mercredi matin 9 septembre 2020.

S’attardant sur le fait que d'un autre côté, il est même interdit dans les pays qui se posent en défenseurs d’une espèce de pseudo-liberté de l’expression,  d'évoquer des récits officiels sur les événements de l'histoire contemporaine (qui assurent les intérêts politisés sionistes) – et qui, étaient, bien sûr, « des événements détestables », Javad Zarif a écrit à l’adresse de ces chroniqueurs et de ces caricaturistes qui exercent leurs plumes au nom de la « Liberté » mais au service des idées intéressées  : « Ca suffit ! C'est trop ! »

Connu pour son style offensant, Charlie Hebdo a, à plusieurs reprises, méprisé les valeurs sacrées et les importantes préoccupations des peuples, partout dans le monde, provoquant ainsi une vague de critiques.

Cet hebdomadaire a insulté des religions et des prophètes, dont les vénérés Mohammed et Jésus.

Dans un message émis ce mardi matin 8 septembre, le Leader de la Révolution islamique, l’Ayatollah Khamenei, a condamné le geste offensant et blasphématoire de l’hebdomadaire satirique controversé français, Charlie Hebdo, contre le Noble prophète de l’Islam (SAW).

« Ce grand et impardonnable péché d'un magazine français, qu’est le blasphème contre le visage saint et spirituel du grand messager de Dieu, le très vénéré Mohammad (Que le salut de Dieu soit sur lui et sur sa descendance) a une fois de plus mis au grand jour le véritable visage, celui de la haine obstinée et perverse des institutions politiques et culturelles du monde occidental contre l'islam et la communauté musulmane », déplore le Leader dans son message.

« Le prétexte de la liberté d'expression pour ne pas condamner ce grand crime, avancé par certains hommes politiques français, est complètement rejeté, erroné et démagogique. Certes les politiques profondément anti-islamiques des sionistes et des gouvernements arrogants sont à l'origine de ces mouvements hostiles, qui se produisent de temps en temps. Cette décision à ce stade pourrait également être un motif pour détourner l'esprit des nations et des gouvernements d'Asie occidentale des plans sinistres que les États-Unis et le régime sioniste ont en tête pour cette région. Les nations musulmanes, en particulier en Asie occidentale, ne doivent jamais oublier l'hostilité des hommes politiques et dirigeants occidentaux envers l'islam et les musulmans, tout en restant vigilantes sur les questions de cette région sensible », a prévenu l’Ayatollah Khamenei.

Le geste islamophobe de l’hebdomadaire satirique controversé français qui s’inspire des idées gauchistes et sionistes, et qui était déjà en 2012 et en 2015 à l’origine de l'indignation générale du monde musulman, intervient en pleine visite du Président français, Emmanuel Macron, dans des pays musulmans du Moyen-Orient !

Pour marquer l’ouverture du procès des attentats daechistes de janvier 2015, Charlie Hebdo a remis en sa une les caricatures injurieuses du noble prophète bien-aimée, le très vénéré Mohammed, mercredi 2 septembre. L’insulte et le manque de respect perpétrés au nom de la prétendue « liberté d’expression » ne cessent depuis de susciter de vives réactions et des condamnations dans différents pays musulmans dont l’Égypte, le Pakistan, la Turquie et l’Iran.

L’attaque terroriste contre les bureaux de l'hebdomadaire satirique controversé, revendiqué par Daech, un groupe terroriste qui est pour nombreux commentateurs une création des services secrets américains pour servir les intérêts intéressés occidentaux à l'étranger et fragiliser le Moyen-Orient, a été condamnée par le monde musulman.

S’attardant sur le fait que les caricature injurieuses sont devenues un moyen idéal aux mains de cette revue pour propager des discours de haine sous couvert d’une opinion justifiée par la liberté d’expression, qui est utilisée d’une manière abusive, le Conseil des droits de l’homme iranien a pour sa part appelé dans une déclaration le gouvernement français à intervenir et à agir « sérieusement et efficacement » contre les auteurs de blasphème qui incitent à la haine et à l’islamophobie.

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