Téhéran affirme des progrès à Vienne et salue les négociations avec l'Arabie saoudite

Téhéran (IRNA)- Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Saïd Khatibzadeh, soulignant que Téhéran n’aura pas un nouvel accord aux côtés du Plan global d’action conjoint le nucléaire (PGAC, JCPOA selon son acronyme anglais) a déclaré: « Les sanctions imposées par la précédente administration américaine à l'Iran visaient à rendre difficile le retour des États-Unis au pacte multilatéral. »

Said Khatibzadeh, brossant un tableau ce lundi matin19 avril, à l’occasion de son point de presse hebdomadaire, sur les dernières évolutions liées à la politique étrangère de la République islamique d’Iran au cours de la semaine dernière, a déclaré : « Le Chef de la diplomatie, Mohammad Javad Zarif, a rencontré la semaine dernière, le conseiller à la sécurité nationale de l'Irak.

Le ministre russe des A.E., Sergueï Lavrov s'est rendu mardi à Téhéran, et a été reçu par son homologue Javad Zarif. Une rencontre qui a conduit à la signature d'un mémorandum de coopération culturelle entre les deux pays. Sergueï Lavrov a également été reçu par le Président et le Président du Parlement. »

Evoquant la poursuite des pourparlers à Vienne, il a déclaré: « Jeudi a été le début d'un nouveau cycle de la Commission mixte du PGAC à Vienne, qui s’est poursuivi jusqu’à aujourd’hui.»

Le très haut diplomate iranien s'est entretenu vendredi avec son homologue afghan Hanif Atmar. Le ministre serbe des Affaires étrangères s'est également rendu en Iran samedi. Javad Zarif s'est rendu en Indonésie hier dimanche et il a dans son agenda plusieurs rencontres ce lundi. Le ministre pakistanais des Affaires étrangères arrivera en Iran mercredi, a encore fait savoir le diplomate.

Interrogé toujours sur les négociations de Vienne, il a affirmé que les discussions en cours à Vienne sur l'accord nucléaire de 2015 sont difficiles et n'ont pas encore abouti à une conclusion définitive.

Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Saïd Khatibzadeh, a déclaré que la position de l’Iran était claire à propos de la levée de toutes les sanctions anti-Téhéran.

Il a déclaré que les pourparlers visent à montrer au principal contrevenant à l'accord nucléaire, à savoir les États-Unis, comment revenir au Plan global d’action commun sur le nucléaire de 2015.

Les États-Unis doivent décider, a insisté le diplomate, s'il voulait enfin suivre ou non la politique ratée de l'ancien président Donald Trump et s’ils veulent enfin revenir à leurs engagements liés au pacte multilatéral.

Ce dialogue entre l’Iran et les représentants de la Chine, de la Russie, de la France, du Royaume-Uni et de l’Allemagne vise à lever les sanctions US et à déterminer quelles mesures doivent prendre Téhéran pour un retour au plein respect de l’accord après la violation du pacte par les États-Unis.

Le diplomate a également déploré l'inaction des signataires européens, affirmant qu'ils étaient complices des États-Unis en violant les droits légitimes de l’Iran définis dans l'accord international dit PGAC.

S’agissant des informations évoquées par les médias sur le dialogue entre l’Iran et l’Arabie Saoudite, le porte-parole de la diplomatie a indiqué : « Il y a des citations parfois contradictoires à cet égard dans les médias. L'Iran se félicite des pourparlers avec l'Arabie saoudite et considère cette question dans l'intérêt du peuple des deux pays et en faveur de la paix et de la stabilité régionales. »

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