29 juin 2021, 10:12
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Le bombardement chimique contre la ville iranienne de Sardasht, 34 ans après

Téhéran (IRNA)- Le 28 juin 1987, la ville de Sardasht à l’ouest d’Iran a été bombardée par le régime de Saddam qui avait recours aux armes chimiques acquises chez les fournisseurs occidentaux.

L’histoire moderne l’a bien reconnu ! Après la Seconde Guerre mondiale, la plus grande attaque chimique au monde a été perpétrée contre l’Iran par une dictature cruelle soutenue par les Occidentaux pendant la guerre imposée 1980-1988.

Pendant 8 années de la guerre imposée de l’ancien dictateur irakien, Saddam, contre l’Iran, l’armée Baath irakienne de l’époque a attaqué à plusieurs reprises avec des armes chimiques des militaires et des civils iraniens. Selon certaines informations, environ 20 000 militaires iraniens et médecins militaires auraient été victimes d'attaques chimiques. Et même 30 ans après la guerre, plus de 45 000 Iraniens souffrent toujours des conséquences de l’utilisation des armes chimiques par Saddam.

Pour la première fois, le ministère iranien des Affaires étrangères, dans son communiqué, émis en novembre 1980, soit deux mois après le déclenchement de la guerre imposée,  a mis en garde la communauté internationale contre l'utilisation par l'Irak d'armes biologiques et chimiques contre l'Iran.

Dans un communiqué, le ministère iranien des Affaires étrangères a souligné l’utilisation par l’Irak d’armes chimiques lors de l’attaque contre la ville de Susangard, mais la communauté internationale et le Conseil de sécurité de l’ONU n’y ont pas prêté attention. C’est pourquoi la première attaque chimique contre l'Iran enregistrée à l'ONU remonte officiellement à janvier 1981 dans les régions de Halaleh et de Ney Khazar dans la province occidentale d'Ilam, où au moins 10 personnes sont mortes.

Suite à l'intensification des attaques chimiques par les baathistes dans la guerre contre l'Iran et après une série de plaintes déposées à l'ONU, Téhéran a officiellement appelé à une enquête sur les attaques chimiques. Et la première mission d'enquête des Nations Unies, composée de quatre éminents experts en armes chimiques suédois, australien, espagnol et suisse sont arrivée en Iran en mars 1984.

L’ampleur de l'usage répété d'armes chimiques par l’armée baathaise au cours de son opération  meurtrière sur l’île de Majnoun était tellement grave et manifeste qu’elle devient cette fois-ci  indéniable.

La mission a présenté son rapport sur l'utilisation des armes chimiques au Conseil de sécurité des Nations Unies le 26 mars 1984. Ce rapport a confirmé l'utilisation de gaz moutarde contre les troupes iraniennes. Toutefois, lors d'une réunion du Conseil de sécurité des Nations unies le 30 mars de la même année, ils n'ont pas mentionné l'utilisation d'armes chimiques par l'Irak et, dans la déclaration finale, les parties membres ne se sont contentés que d’appeler au respect du protocole de Genève de 1925.

La troisième mission de l’ONU toujours dans le cadre de son enquête sur l’usage d’arme chimique par l’armée irakienne, était dans la ville iranienne de Fave en mars 1986, à la suite des attaques chimiques acharnées en cours par le régime de  Saddam. Les forces iraniennes, après avoir traversé le fleuve Arvand, ont mené l’opération Valfajr-8 et l’armée Baath, qui n’a pas pu arrêter les opérations militaires iraniennes et s’est vue incapable devant leurs avancées, se livre encore et toujours massivement à utiliser l’arme chimique. Le rapport accablant de cette mission a une fois de plus confirmé l'utilisation de gaz moutarde par l'armée irakienne et choqué le monde entier.

La pression de l'opinion publique mondiale a conduit à la publication de la déclaration du 21 mars 1986, mais les gouvernements occidentaux ont, encore, refusé de condamner le régime de Saddam.

La troisième mission de l’ONU toujours dans le cadre de son enquête sur l’usage d’arme chimique par l’armée irakienne, était dans la ville iranienne de Fave en mars 1986, à la suite des attaques chimiques acharnées en cours par le régime de  Saddam. Les forces iraniennes, après avoir traversé le fleuve Arvand, ont mené l’opération Valfajr-8 et l’armée Baath, qui n’a pas pu arrêter les opérations militaires iraniennes et s’est vue incapable devant leurs avancées, se livre encore et toujours massivement à utiliser l’arme chimique. Le rapport accablant de cette mission a une fois de plus confirmé l'utilisation de gaz moutarde par l'armée irakienne et choqué le monde entier.

La pression de l'opinion publique mondiale a conduit à la publication de la déclaration du 21 mars 1986, mais les gouvernements occidentaux ont, encore, refusé de condamner le régime de Saddam.

Hardie, Le 28 juin 1987, l'armée irakienne a lancé un bombardement chimique contre la population civile de la ville de Sardasht. En conséquence, 130 civils ont été tués et des milliers ont été blessés. En outre, à la suite d'une attaque chimique sur la ville iranienne de Paveh dans la province de Kermanchah, dans le nord du pays, plus de 100 personnes ont été tuées, y compris des enfants et des femmes.

L’inaction de la communauté internationale et le soutien manifeste de l’Occident et de nombreux États arabes à l’Irak de Saddamont conduit ce dernier, le 15 mars 1988,à lancer le plus meurtrier et catastrophique bombardement chimique contre la population civile de Halabtche dans le Kurdistan irakien, à proximité de la frontière iranienne, pour leur soutien aux forces iraniennes, suite à quoi près de 5 000 personnes sont mortes et environ 7 000 ont été blessées. Cependant, l'Occident, qui se pose en défenseur des droits de l’homme, a continué à rester silencieux.

Le Conseil de sécurité des Nations Unies a adopté la résolution n ° 612, 50 jours après l'attaque de Halabtche. La résolution a été adoptée à l’initiative de l’Allemagne de l’Ouest,  de l’Italie et du Japon et reflète le rapport du Secrétaire général sur la catastrophe dans la région. Bien que cette résolution ait condamné fermement l'utilisation d'armes chimiques en temps de guerre, mais elle n'indique toujours pas le nom du pays qui a utilise des armes chimiques !

Selon les documents  officiels, le parti Baath a acquis des matières premières et du matériel pour la fabrication d'armes chimiques auprès de divers fournisseurs, ce qui a permis au régime irakien au pouvoir de produire de grandes quantités d'armes chimiques pour les utiliser contre les civils et à toute occasion désirée. Mais ce qui donne à réfléchir c’est le rôle complice des pays occidentaux dans le drame qui est facilement négligé. Les icônes des fabricants de ces armes ont été retrouvées sur les débris de nombreuses bombes retrouvées à Halabtacha et qui portaient les marques des sociétés fabricantes européennes et américaines, mais aussi celles de l’ex-Union soviétique.

Ainsi, l’ancien régime dictatorial irakien était soutenu par 85 entreprises allemandes, 19 françaises et 18 britanniques et américaines sans oublier de multiples dossiers impliqués dans les crimes de Saddam.

Au cours des huit années de guerre de Saddam Hussein, les États européens ont gardé le mutisme sur  crimes chimiques commis par l’ancien régime batthiste irakien  ou ont ignoré à plusieurs reprises les demandes de l’Iran d’ouvrir des enquêtes sur le terrain ou d’envoyer une mission pour donner suite à l’affaire. Pire encore c’est que d’après les documents publiés aux États-Unis d’Amérique, l’administration US était au courant depuis le début de la guerre de cet usage d’arme chimique et soutenait bien les projets néfastes de Saddam Hussein à cette fin.

34 ans après, le ministre iranien des Affaires étrangères a annoncé: « Sardasht est le symbole de la pratique des armes chimiques contre les civils et les zones urbaines dans l’ère moderne. »

Mohammad Javad Zarif a déclaré dans un message : « À l'occasion du 34e anniversaire de l'horrible tragédie de l'attaque chimique de Saddam contre la ville de Sardasht, je rends hommage à la mémoire des victimes de cette attaque chimique, et je souhaite le rétablissement et la santé pour les blessés de cette tragédie inoubliable. Sardasht est le symbole de l'utilisation d'armes chimiques contre les civils et les zones urbaines à l'époque moderne. »

« Les victimes iraniennes de la guerre chimique ont été à deux reprises victimes des politiques inhumaines de certains gouvernements occidentaux. Une fois, lorsque des entreprises occidentales ont fourni au régime de Saddam des produits chimiques et de la technologie des armes chimiques, et que les représentants de leurs gouvernements au Conseil de sécurité des Nations Unies sont restés silencieux et ont fermé les yeux sur les crimes chimiques de Saddam. Et une deuxième fois pendant l'ère Trump, lorsque les sanctions médicales des États-Unis ont été imposées contre les blessés iraniens, et ces sanctions américaines ont empêché la livraison de médicaments et de matériel médical pour alléger les souffrances de nos chères victimes de cette attaque chimique. », a précisé le Dr Zarif.

« Malgré nos efforts et la coopération de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques, la nouvelle administration américaine n'a pas abandonné la politique ratée de l'administration précédente et continue d'imposer des sanctions illégales à nos victimes de la guerre chimique.», a souligné le chef de la diplomatie iranienne.

Selon le rapport du représentant permanent de l'Iran auprès de l'ONU daté du 21 août 1988, à la suite d'attaques chimiques du régime irakien contre l'Iran de janvier 1981 à mars 1988, plus de 56 700 personnes seraient mortes. Un bilan tristement incroyable !

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