Pourparlers pour la levée des sanctions : la journée chargée de l'équipe négociatrice iranienne

Vienne - IRNA - Les pourparlers sur les sanctions à Vienne ont débuté ce vendredi par une rencontre entre Ali Bagheri Kani, négociateur en chef de la RII, et Enrique Mora, coordinateur de la Commission mixte. Ils seront suivis de rencontres avec des représentants d'autres pays participants.

Selon le correspondant de l'IRNA à Vienne, Ali Bagheri a rencontré ce vendredi 21 janvier à l'hôtel Cobourg de Vienne Enrique Mora avant de rencontrer Mikhail Ulyanov, le négociateur en chef de la Russie.

Selon le calendrier annoncé, Bagheri rencontrera également ce soir des représentants de trois pays européens. Parallèlement, des réunions se tiennent au niveau des experts sur diverses questions, en particulier sur la levée des sanctions.

Ce matin, des représentants du groupe 4+1 (France, Royaume-Uni, Allemagne, Chine, Russie) et des États-Unis se sont rencontrés en l'absence de l'Iran pour faire le point sur l'état d'avancement des pourparlers.

« Les partenaires occidentaux, comme ils le font ouvertement, ont souligné la nécessité de finaliser les pourparlers dès que possible », a tweeté le diplomate russe Mikhail Ulyanov.

Affirmant que la Russie partage ce sentiment d'urgence, il a précisé que la partie russe s’oppose aux échéances « artificielles » des partis occidentaux.

Pendant ce temps, les Ministres des affaires étrangères de la troïka européenne et des États-Unis se sont rencontrés hier à Berlin où ils ont avancé les mêmes allégations répétitives concernant les pourparlers de Vienne et son timing. Etaient également présents à la réunion les principaux négociateurs des quatre pays à Vienne.

Le Ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian dont le pays a échoué à honorer ses engagements envers l'Iran liés à l'accord multilatéral nucléaire, a, lui, averti que la négociation « ne peut se poursuivre à un rythme aussi lent ». Jugeant les progrès dans les pourparlers « partiels, timides et lents », le ministre a dit qu'il y avait « urgence à ce qu'on change de rythme, sinon ce sera inévitablement la fin du JCPOA (l'accord de Vienne sur le nucléaire iranien) », a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse à Berlin. 

« L’Iran ne cherche absolument pas à perdre du temps ni à faire dévier les négociations », insiste Téhéran.

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