Aujourd'hui, c'est le tour des 5 + 1 d’accomplir leurs obligations, insiste le Président Rohani

Téhéran (IRNA)- Le Président de la République islamique d’Iran (RII), Hassan Rohani mettant en garde ce jeudi, contre l’inaction de certaines parties signataires de l’accord multilatéral sur le nucléaire de 2015, a déclaré : « Aujourd'hui et dans les circonstances actuelles, c'est le tour des 5 + 1 (Etats-Unis, Chine, Russie, France, Royaume-Uni + Allemagne) de remplir leurs devoirs liés au Plan global d’action commun sur le nucléaire iranien de 2015 (PGAC, JCPOA selon son acronyme anglais). Qu’ils sachent que chaque jour de retard est à leur détriment. »

Selon le correspondant politique de l'IRNA, Hassan Rohani a déclaré ce jeudi matin premier avril et deux semaines après le Nouvel An 1400 et à l’occasion de la 60 ème campagne du « Saut de production nationale » : « Aujourd'hui, la 60ème ouverture de nos jeudis d’inauguration coïncide avec la Journée importante et bénie de la République islamique d'Iran. »

« Le peuple sait que les efforts conjugués en faveur des mouvements islamiques depuis avant la révolution constitutionnelle iranienne jusqu’à la victoire de la révolution du 11 février 1979 (qui a, renversé le régime despotique de Pahlavi) ont porté leurs fruits en donnant naissance en un tel jour à la République islamique d’Iran. C'est le fruit le plus précieux du meilleur arbre de l'histoire d’Iran », a déclaré Hassan Rohani.

Soulignant que nous devons rendre hommage, au vrai sens du terme, à ce jour, il a déclaré : « Nous devons préserver les trois principes qui fondent la République islamique d’Iran à savoir : la république, l’islam et la nationalité iranienne ». La République islamique d’Iran a trois piliers fondamentaux que nous devons les préserver. Il faut profiter des conditions spéciales offertes à la population par cette réalisation », a insisté le Président.

La Journée de la République islamique est le 12 Farvardin de l’Hégire solaire, calendrier iranien, soit le 1er avril1. Lors d'un référendum historique de deux jours tenu les 30 et 31 mars 1979, plus de 98,2% des Iraniens éligibles ont voté «oui» pour l'établissement d'une république islamique dans le pays. C'était désormais la devise populaire marquant les jours qui ont suivi la Révolution islamique de 1979 : «Indépendance, liberté et République islamique» à chaque coin du pays.

Le Chef du gouvernement iranien a critique à cette occasion le manque d’action concrète de de la nouvelle administration américaine pour revenir au respect de l'accord nucléaire multilatéral avec l'Iran abandonné par les Etats-Unis de Trump en 2018, affirmant que Washington n'a jusqu'à présent pas réussi à saisir l’«occasion d’or » d'un accord gagnant-gagnant. »

«Comme l'a annoncé le Leader [de la révolution islamique, l'ayatollah Seyyed Ali Khamenei], s'ils (les États-Unis) retournent au JCPOA, l'Iran reviendra à son tour à ses engagements», a réaffirmé M.Rohani.  «Cela signifierait un échange gagnant-gagnant bénéfique pour eux, pour la région et pour le monde entier. Les Américains n'ont pas pu comprendre cela et n'ont pas su saisir cette occasion en or. Ils traînent les pieds et nous avons reçu des messages et des informations, qui montrent que cette nouvelle administration américaine est toujours déconnectée des réalités de l’Iran », a ajouté le président.

Joe Biden, l'actuel président des États-Unis, a affiché à plusieurs reprises sa volonté de rejoindre l'accord multilatéral sur le nucléaire avec l'Iran, mais, dans la pratique, il s'accroche à la campagne de pression maximale échouée de son prédécesseur, Donald Trump.

Pour Téhéran les États-Unis ont eux-mêmes quitté l'accord sur le PGAC et devraient faire le premier pas pour revenir à l'accord.

Ailleurs dans ses remarques, Rohani a rappelé à tous ceux qui appellent l’accord sur le nucléaire de 2015, l’un des accords internationaux les plus importants, que c’est la nation iranienne qui assume le fardeau du pacte multilatéral, depuis le retrait unilatéral de Washington il y a environ trois ans.

Faisant référence à une guerre économique menée par des ennemis contre la République islamique, le président a déclaré : «Nous n'avons pas commencé cette guerre. Même après que cette guerre nous ait été imposée, nous avons continué à remplir tous nos engagements liés à l’accord pendant une année complète ».

Hassan Rohani a qualifié la patience et l’endurance iraniennes de « plus grand honneur de la nation iranienne en termes moraux, politiques et historiques ».

« La nation iranienne a prouvé au monde qu’elle n’est pas pour la guerre et que toutes les activités nucléaires du pays ont été menées à des fins pacifiques, a-t-il encore insisté.

«C'est maintenant le tour des 5 + 1 de remplir leurs devoirs liés à PGAC, au vu des circonstances actuelles», a déclaré Hassan Rohani, avertissant les six puissances signataires sur leur retard.

« Chaque jour de retard dans le respect de leurs obligations prévues par le PGAC et la résolution 2231des Nations Unies, qui endosse l'accord, serait préjudiciable non seulement à eux mais au monde entier », a-t-il prévenu.

« Certes nous continuerons sur la voie de la production, du développement, de l’éthique et de l'interaction constructive jusqu'au bout », a conclu le Président iranien.

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