Rohani : Biden trahira la confiance des électeurs américains s’il néglige la relance du JCPOA

Téhéran (IRNA)- « Les difficultés actuelles du peuple iranien est en grande partie causées par la guerre économique et la pandémie du coronavirus. Biden trahira la confiance des électeurs américains s’il néglige la relance du JCPOA. », a déclaré le président de la République islamique d’Iran.

Lors de la réunion du cabinet du 30 juin 2021, le président Rohani a souligné : « Dans un rapport analytique réalisé par les experts, il a été conclu que les difficultés actuelles du peuple iranien est en grande partie causées par la guerre économique et la pandémie du coronavirus. »

« Selon cette étude, sans les deux virus de Trump et du Coronavirus, aujourd'hui la croissance économique de l’Iran dans le secteur non-pétrolier, serait de 4,1% et la croissance économique du pays dans sa totalité [en considérant les revenus ratés de la vente du pétrole] serait de 3,8% et l’essor des investissements serait de 4,7 %. », a ajouté le chef du gouvernement iranien.

« Dans sa campagne électorale, la nouvelle administration américaine avait, à plusieurs reprises, condamné à plusieurs reprises le retrait de Trump du JCPOA et reconnu la futilité des sanctions contre l'Iran. Aujourd’hui si le gouvernement de Biden tolère que les crimes de Trump et le terrorisme économique contre l'Iran se poursuivent, il trahira en effet la confiance du peuple américain. », a précisé le Dr Rohani.

« Nous n'avons jamais cherché d'armes de destruction massive et les activités nucléaires de l'Iran sont totalement pacifiques. Les accusations contre l'Iran dans ce domaine sont catégoriquement sans fondement, et le JCPOA est un document qui montre clairement que l'Iran ne cherche pas des armes nucléaires. », a conclu le président Rohani.

L’Iran, victime des armes chimiques

À l’occasion du 34e anniversaire de l’attaque chimique contre Sardasht, le président Rohani a condamné le recours de l’Armée de Baath aux armes chimiques pendant la guerre imposée 1980-1988 et a déclaré : « En 1987, nous avons été confrontés au bombardement chimique d'une ville. Mais bien sûr, avant cette attaque aussi nous nous témoignions des bombardements chimiques par le régime de Saddam contre les forces iraniennes sur le champ de bataille. Aujourd'hui, après des années de guerre, nous comptons plus de 69 000 victimes chimiques en Iran. Nos combattants gazés sur le champ de bataille, ont beaucoup souffert. Mais c'était une chose étrange pour une zone civile comme la ville de Sardasht d'être bombardée chimiquement. »

Soulignant que le monde devrait être choqué par ce grand crime, le président de la République islamique d'Iran a déclaré : « Ces bombardements chimiques étaient un crime de guerre car ils sont contraires aux réglementations internationales. »

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